La Psychométrie

 

La psychométrie

Évaluation et pronostic
par les tests de psychométrie

 Robert et Denise Simonnet-Guyot

L’HARMATTAN

 Collection « Psychologie du travail et ressources humaines »

ISBN : 978-2-343-10167-5 • 30 € • 292 pages

 

Le contenu de cet ouvrage est sous-tendu par une quête incessante de photos d’épreuves de psychométrie perdues puis retrouvées parmi de nombreux documents d’archives.

Robert et Denise Simonnet-Guyot, qui ont eu la chance de vivre une grande partie de cette époque, étaient à même de pouvoir donner une signification à tous ces objets que sont ces tests.

Ils peuvent être comparés à des archéologues, mettant au jour le champs de ruine de la psychologie appliquée et découvrant que des auteurs hautement qualifiés comme H.Piéron, R. Bonnardel, et tant d’autres ont réalisés des épreuves (tests) construites, étalonnées, évaluées en conformité totale avec les principes les plus rigoureux et scientifiquement corrects.

Les photographies de chaque test furent choisies en prenant en compte les modifications technologiques survenues au cours de l’utilisation de chacun d’eux. Les descriptifs donnent une idée des progrès techniques qui furent à l’origine de nouvelles validations.

Loin des visions fantasmagoriques, la chronologie historique de certains d’entre eux ou simplement l’histoire de certains autres font revivre l’épopée dont l’humanité devra se réappropriée pour pouvoir construire l’avenir.

LES AUTEURS

Denise Simonnet-Guyot (1914-2016), est née à Boulogne-Billancourt. En 1940, elle entre dans la résistance (réseau ALI-TIR).En 1945, elle est diplômée de l’INETOP. Immergée dès le plus jeune âge par son père G. Guyot et J.M. Lahy dans la psychotechnique qui deviendra par la suite la psychologie appliquée, puis la psychométrie, elle dirigea, une grande partie de sa vie l’Entreprise EAP. Psychologue de l’Orientation de formation et centenaire, elle a contribué à la réalisation de cet ouvrage.

Robert Simonnet, est né en 1932 à Paris XV. Ingénieur de l’école d’aéronautique ESTACA en 1952, il obtient son brevet de météorologue de l’armée de l’air en 1953 et psychologue du travail de formation, ayant secondé pendant de nombreuses années Denise Guyot a, comme elle, côtoyé tous les psychologues célèbres de cette époque. Il avait engrangé une somme d’informations sur la psychométrie très importante qu’il se devait de faire passer à la postérité. On trouvera dans cet ouvrage les informations qui seront susceptibles d’aider à leur compréhension.

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre 1 – Psychologie appliquée aux activités humaines Chapitre 8 – Tests concernant les domaines du développement psychologique – K –

Ce chapitre rassemble des tests utilisés pour l’examen des enfants liés à l’évaluation des différents développements psychologiques.

Chapitre 2 – Les techniques psychologiques de la prévention des accidents Chapitre 9 – Tests du domaine de la personnalité (affectivité) – C –

Les tests de ce domaine sont répertoriés en deux catégories qui correspondent à leur utilisation.

Chapitre 3 – Historique des tests du domaine des réactions psychomotrices – D –

Les tests de ce domaine évaluent, pour certains, les performances liées à la rapidité de la réponse et, pour les autres, l’attention à partir de l’exactitude de la réponse.

Chapitre 10 – Tests du domaine cognitif (instruments) – A –

Ce domaine rassemble des épreuves d’intelligence concrète ou pratique.

Chapitre 4 – Historique des tests du domaine psychomoteurs – E-

Les tests de ce domaine évaluent des performances liées à la dissociation des mouvements des mains et des bras, mais aussi la précision manuelle d’une façon générale

Chapitre 11 – Tests du domaine conatif – B –

Les tests de ce domaine évaluent des intérêts et des motivations scolaires et professionnel.

Chapitre 5 – Historique des tests du domaine de la motricité – F –

Les tests de ce domaine sont des épreuves sensori-motrices où l’aspect cognitif intervient très peu.

Chapitre 12 – Bilans Psycho-Informatiques

La conception de la méthode « psycho-informatique » est décrite dans ce chapitre .

 

Chapitre 6 – Tests spécifiques à divers domaines psychologiques –G –

Chaque test dans ce domaine correspond à des recherches spécifiques réalisées par les auteurs.

Chapitre 13 – On a inauguré un laboratoire de psychotechnique

Un exemple concret de l’utilisation des tests.

Chapitre 7 – Historique des tests : domaine de la psychophysiologie – H-

Ce domaine rassemble des appareils physiologiques, psychophysiologiques, et anthropométriques.

 Chapitre 14 – Le passé, le présent et l’avenir de la psychotechnique

 

site internet : http://editions harmattan.fr

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BONNARDEL Raymond

Raymond Bonnardel

Biographie et bibliographie par Robert Simonnet

Le professeur Raymond Bonnardel (1901-1998) est né en 1901 à Limay (Seine et Oise), et décédé à Blois en 1998.

A. Grades universitaires

Licence ès sciences (1929)

Diplôme de Psychologie Générale et de Psychologie Appliquée de l’Institut de psychologie (1933)

Docteur ès Sciences (1934)

Docteur en médecine (1936)

Expert psychotechnicien de l’Université de Paris (1942)

Photo : Raymond Bonnardel – congrès de l’AIPA de Paris (1953)

 B. Fonctions universitaires

Préparateur-adjoint au laboratoire de physiologie générale de la faculté des sciences de Paris (1929-1930)

Préparateur au laboratoire d’Organisation Physiologique du Travail de l’école des hautes études (1931)

Chef des travaux à la chaire de Physiologie du Travail, Hygiène industrielle et Orientation professionnelle du Conservatoire national des Arts et Métiers (1932-1938)

Professeur suppléant à la même chaire (1937-1938)

Directeur du laboratoire de Psychologie Appliquée à l’école des hautes études (1939)

Chargé de mission à la Direction du Centre National de la Recherche Scientifique (1939-1940)

Professeur à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris (1943)

C. Enseignement à l’étranger

Il fît des conférences à l’Université de Liège (1947) et professeur d’échange à l’Université de Louvain (1948).

D. Mission à l’étranger

Il a procédé à deux missions de recherche : une à la station scientifique internationale de Jung-fraujoch, et l’autre sur les indiens du Mexique.

E. Distinctions

Lauréat de la faculté de Médecine de Paris (médaille d’argent 1936)

Lauréat de l’Académie de Médecine (prix Vernois 1937)

Récompensé par l’Académie des Sciences morales et politiques (fondation Dagnan Bouveret 1944).

F. Sociétés savantes

En 1951, il est Vice-président de la Société Française de Psychologie et Secrétaire général de l’Association Internationale de Psychotechnique. Puis, en 1952, il est membre fondateur de l’Association de Psychologie Scientifique de Langue Française.

G. Commissions

Membre de la classe I (Expression de la pensée) de l’Exposition Internationale de Paris de 1937

Secrétaire de la Section de Biologie du Palais de la Découverte (1936-1938)

Membre de la Commission d’Enquête dans les colonies, pays de protectorat et sous- mandat (1937)

Photo : R. Bonnardel avec H. Piéron

H. Travaux de Recherche Appliquée

Il a créé des services de recherche et d’applications de psychologie industrielle aux usines Peugeot. (Voir par exemple : Cohen Yves. L’invention des techniciens sociaux [Du commandement social après juin 1936 chez Peugeot]. In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 114, septembre 1996. Les nouvelles formes de domination dans le travail (1) pp. 30-43).

I. Livres et documents généraux

  • «Grilles pour la sélection et l’orientation professionnelle». (Avec H. Laugier). Publication du ‘Travail Humain’, 1933
  • « Contribution à l’étude de l’excitabilité ». Publication du ‘Travail Humain’, 1934
  • « Vision et Profession ». Publication du ‘Travail Humain’, 1936
  • « La Biométrie Humaine » in « La Biologie du Palais de la Découverte » (Avec H. Laugier), Masson et Cie, 1937
  • « L’Hygiène générale du Travail » in « Traité d’ophtalmologie », Masson et Cie, 1939
  • « L’adaptation de l’homme à son métier ». PUF 1ère édition 1943, 2ème édition 1946
  • « Le fonctionnement du système nerveux ». PUF, 1949
  • « La ration alimentaire en fonction du travail », in « Traité encyclopédique de l’alimentation ». Maloine 1949
  • « Batterie Factorielle Standard : cahiers A et B », Editions EAP (Etablissements d’Applications Psychotechniques), Issy les Moulineaux, 1972
  • « Intelligence concrète et psychométrie », Editions EAP, 1983
  • « Les techniques psychologiques de la prévention des accidents et la Batterie Factorielle ’sécurité’ », (Avec R. Simonnet) Editions EAP, 1980.

J. Préfacier d’ouvrages

  • Méthodes élémentaires de calcul statistique par Pierre Goguelin ; préface de R. Bonnardel. 1948, Editions EAP(Guyot), Clamart.
  • La formation et le perfectionnement du personnel d’encadrement par Pierre-R Giscard ; préface de R. Bonnardel. 1958, PUF, Paris.
  • L’organisation humaine des entreprises (texte imprimé) par Pierre Jardillier ; préface de R. Bonnardel. 1969, PUF, Paris.
  • Méthodes élémentaires de calcul statistique par Pierre Goguelin ; préface de R. Bonnardel. 1969, Editions EAP, Clamart.
  • L’avenir de la psychologie industrielle (texte imprimé) par Pierre Jardillier ; préface de R. Bonnardel. 1961, PUF, Paris.

 

Secrétariat de la rédaction de la revue « Le Travail Humain » (depuis la fondation de cette revue en 1933)

Directeur de la revue « Le Travail Humain » à partir de 1946

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Articles parus dans les revues

1931

1 – Action du courant constant appliqué sur le nerf sur les contractions spontanées du muscle empoisonné par la guanidine, 1931, C.R. Soc. Biol. 1931, t.VI, p. 458.

2 – Les aptitudes requises dans la fabrication des matières colorantes, (avec H. Laugier), 1931, BINOP, 1931, p. 155-160.

3 – Summary of work of Langlois, Boussaguet, Desbouis, Garrelon, Marcou and Bouthier concerning human work in an artificial mine (Avec H. Laugier), 1931, Centenary Meeting British Association for the Advancement of Science, Journal of philosophical transaction, London, 1931, p. 81, et Business and Science, The Sylvian Press, London, 1932, p. 128.

1932

4 – Recherches sur la physiologie du travail humain aux hautes altitudes, (Avec V.Liberson), 1932, C.R. Acad.Bc, 1932, T, CXCIV, p. 1265.

5 – Sur la variabilité des hauteurs des contractions produites par des excitations d’ouverture de courants dont les caractéristiques sont constantes, (Avec M. Ozorio de Almeida), 1932, C.R.Soc. Bio. 1932.

6 – Un nouvel enregistreur optique, (Avec Culman), C. R. Soc., 1932.

7 – Une expérience en cours sur l’excitation sélective par la durée, (Avec H. Laugier), C.R.Soc.Bio., 1932, T. CX, p. 1235.

1933

8 – Action comparé de l’électrotonus sur les seuils des excitations de fermeture et d’ouverture, C.R. Soc. Biol., 1933, t. CXIII, P.1055.

9 – Action du courant constant appliqué sur le nerf sur les contractions du muscle provoquées par excitation directe. C. R. Soc. Biol., 1933, T. CXIII, P. 1120.

10 – Appareil enregistreur optique permettant l’enregistrement des phénomènes évoluant très rapidement dans le temps, (Avec Culmann). Le Travail Humain, 1933, T. 1, P. 207.

11 – Grilles d’orientation et de sélection professionnelles (aptitudes physiques) (Avec Laugier), Album, 32 grilles en celluloïd, 1 tableau, 16 pages de texte, Publications du Travail Humain, n°1, 1933.

12 – Recherches sur la physiologie de l’homme aux hautes altitudes, (Avec V.Liberson). Le Travail Humain, 1933, t. 1, 432-444

1934

13 – Les grilles pour l’orientation et la sélection professionnelle, (Avec H. Laugier). BINOP, Juin 1934, 8-12.

14 – Modifications de la forme des courbes d’excitabilité des nerfs au cours de l’expérience, (Avec S. Goudehaux). C.R. Soc. Biol., 1934, T. CXV, P. 627.

15 – Sur la loi d’excitation électrique par décharges de condensateur dans un temps très court, (Avec S. Goudehaux). C. R. Soc. Biol., 1934, t. CXVI, P. 103.

16 – Appareil pour l’étude de l’éblouissement et de l’adaptation aux faibles éclairages. C. R. Soc. Biol., 1934, t. CXVI, p. 106.

17 – Nouvel essai d’expression mathématique des loi d’excitation par courants rectangulaires. C. R. Soc. Biol., 1934, T. CXVI, P. 485.

18 – Contribution expérimentale à l’étude de l’excitabilité. Nouvel essai de traduction mathématique des faits. Thèse de Sciences. In-8 raisin, 132 pages, 1934.

19 – Contribution à l’étude des lois d’excitation électrique directe du muscle. (Avec V. Liberson). C. R. Soc. Biol., Juin 1934, t. CXVI, p. 740.

1935

20 – Sur la relation entre l’énergie liminaire et la durée des stimuli dans l’excitation du cœur de grenouille au moyen de décharges de condensateurs. C.R. Soc. Biol., Janvier 1935, t. CXVIII, p. 297.

21 – Excitation des tissus lents au moyen de courants s’établissant progressivement par échelons, (Avec S. Goudehaux) . C.R. Soc. Biol., 1935, t. CXVIII, p. 1153.

22 – Contribution à l’étude de l’excitabilité des tissus lents. Lois d’excitabilité électrique des muscles de sangsue au moyen de décharges de condensateurs et d’ondes rectangulaires. Arch. Intern. Physiol. 1935, t. XLI, f. 2, 202-221.

23 – Contribution à l’étude de l’excitabilité musculaire. Lois de l’excitation du muscle normal au moyen de décharges de condensateur. Arch. Intern. Physiol. 1935-1936, t. XLII, f. 1, 111-144.

1936

24 – La consultation d’orientation professionnelle de l’Institut National d’Orientation Professionnelle (Avec Biscay et J. Monnin). BINOP, T. VIII, 1-9 et 41-50.

25 – Les examens de la vision chromatique dans les services de sécurité. Un nouvel appareil ». Le Travail Humain, 1936, iv, 65-70.

 26 – Vision et Profession. Thèse de médecine.1936. Publications du Travail Humain, n°6.

27 – Contribution à l’étude de l’excitation par les courants progressifs. Arch. Intern. Physiol. 1936, t. XLIII, f. 1, 107-120.

28 – La surdité et l’orientation professionnelle (Avec H. Laugier). Annales de prothèse auriculaire. 1936, n°10, 31-37.

29 – Echelle d’acuité. 23 bristols 14 x 14. Publication Le Travail Humain, 1936.

30 – Quelles sont les possibilités professionnelles des aveugles ? Concours médical. 1936, p. 3436.

31 –  Une nouvelle échelle d’optotypes. Le Travail Humain, 1936, IV, p. 424, et les Editions EAP (Etablissements d’Applications Psychotechniques) (test d’optotypes) 1947.

1937

32 –  Etude sur la conductibilité électrique du corps humain. Sur la possibilité d’une selection des ouvriers électriciens par les tests de conductibilité (Avec B. Néoussikine). Le Travail Humain, 1937, V, 55-88.

33 – Calcul de la corrélation existant entre deux distributions de mesures à partir des décilages de ces distributions. Le Travail Humain, 1937, V, 89-93.

34 – L’examen physique en orientation professionnelle.  Conférence publiée par l’INETOP, 1937, 10 pages.

35 – La biométrie humaine. (Avec H. Laugier), in La Biologie au palais de le Découverte. Masson 1397.

36 – La présentation de la biologie au Palais de le Découverte. Presse Médicale, 1937.

 37 – La vision et le travail. Bulletin du Comité National de l’organisation française, 1937

1938

38 – La relation alimentaire en fonction du travail. Le travail Humain, 1938, VI, 64-80.

39 – Action de la nicotine sur l’excitation électrique du muscle. Arch. Intern. Physiol., 1938, XLVII, 149-174.

1939

40 – Hygiène Générale – Orientation professionnelle. In Traité d’Ophtalmologie de Daillart, Coutela, Redolob, Velter, Onfroy, Editions Masson, 1339, t. VIII, 370-383.

41 –  Recherches expérimentales sur la prévention des accidents. L’Année Psychologique,

1939, 84-93.

1940…..   1945

42 – Abaques pour la détermination du coefficient de corrélation tétrachorique. EAP (Editions Scientifiques et Techniques, 1940.

43 – Analyses factorielle d’une série de tests verbaux. L’Année Psychologique. 1940, 14-37.

44 – Etude analytique d’appréciations subjectives portées sur des traits de personnalité humaine. L’Année Psychologique, 1940-1941, 136-147.

45 – La psychométrie appliquée à l’industrie. Le psychométricien et les milieux professionnels. Journal de psychologie, 1940-1941, 511-520.

1946

46 – L’adaptation de l’homme à son métier. Editions PUF, 1ère édition 1943, 2e édition 1946, 200 pages.

47 – Comparaison de divers groupes professionnels et scolaires au moyen d’une batterie de tests verbaux. (Avec M. Coumétou, R. Barban, R. Gervaise, M. Gros jean, J. Migault). Le Travail Humain, 1946, 2-22.

48 – Etude de classifications de métiers au moyen de méthodes statistiques. Le Travail Humain, 1946, 130-149.

49 – Application de la méthode d’analyse factorielle de Thurstone à l’étude de la notation des copies d’examens. Le Travail Humain, 1946, 150-170.

50 – La position de la psychotechnique en France. Le Travail Humain, 1946, 171-177.

51 – Etude sur l’évaluation de l’aptitude professionnelle de la maitrise subalterne
et sur les jugements analytiques portés sur les différents aspects du comportement de l’homme.
Le Travail Humain, 1946, 178-194.

52 – Liaisons existant entre les tests verbaux et les tests de visualisation. Etude portant sur de jeunes apprentis. Le Travail Humain, 1946, 195-200.

 

53 – Le test du double labyrinthe ‘B19DL’. Le Travail Humain, 1946, 212-218. Réalisation : EAP, 1946. (Ci-contre).

1947

54 – Etudes sur les méthodes de sélection des apprentis. Le travail Humain, 1947, 46-54

55 – Une nouvelle épreuve de précision mécanique ; le test ‘Oméga’. Le Travail Humain, 1947, 104-107. Réalisation : EAP, 1947. (Ci-contre).

56 – Une étude comparative de tests géométrique et verbaux appliqués à divers groupe professionnels et scolaires. (Avec M. Coumétou, H. Gervaise, M. Grosjean). Le travail Humain, 1947, 141-179.

57 – Rationalisation physiologique du travail des liseuses de billage dans les ateliers de contrôle après traitement thermique. Le travail Humain, 1947, 254-266.

58 – Correspondance entre deux tests verbaux (test ‘V1.2’ et test ‘IL’ de Lahy). Le Travail Humain, 1947, 267-270.

59 – Les travaux du Laboratoire de psychologie Appliquée de l’Ecole des Hautes Etudes (1940–1945) in Les progrès de la psychotechnique. PUF, 1947, 174-192.

1948

60 – Etude biométrique d’un groupe d’Indiens au Mexique (Otomis). I. Recherches psychométriques. (Avec R. Solis Quiroga, C. et M. Bassauri, R. Bonnardel, H. Garcia, P. Gravita, S. Martinez, Monnier, C. Najera, Nondero, R. Rulfo, M. Schreicer, M. Zuniga). Le Travail Humain. 1948, 1-68.

61- Recherche expérimentale sur l’évaluation des ‘essais professionnels’. Etude statistique des notations d’une série d’épreuves d’ajustage mécanique. Le Travail Humain, 1948, 101-108

62- Fiche pour le calcul du coefficient de corrélation de Pearson. Le Travail Humain. 1948, 109-113,

63- Intérêt relatif de divers tests de performance en vue du diagnostic de l’adaptabilité d’un groupe d’ouvrières dans les travaux d’usinage mécanique. Le Travail Humain. 1948, 191-199.

64- Etude des modifications de l’excitabilité musculaire sous l’influence de la fatigue. (Avec S. Jagues). Le Travail Humain. 1948, 226-278.

1949

65– La psychométrie de la prévention des accidents. L’importance du facteur ‘d’intelligence concrète’. Le Travail Humain, 1949, 1-15.

66 – Sur la signification de la méthode d’observation au cours du passage d’un test. Le Travail Humain, 1949, 75-84.

67- Examen psychométriques et la promotion ouvrière. Etude portant sur un groupe d’ouvriers électriciens en cours de perfectionnement. Le Travail Humain, 1949, 113-118.

68- Appréciations professionnelles et notation psychométriques. Etude portant sur un groupe de jeunes ouvriers. Le travail Humain, 1949, 119-125.

69- Nouvelles recherches sur la méthode d’observation au cours d’un passage d’un test. (Avec C. Chauffard). Le Travail Humain, 1949, 199-214.

70- Recherches sur la promotion des ouvriers dans les cadres de la maîtrise. Le Travail Humain, 1949, 245-256.

71 – Industrial psychology in France (L’introduction de la psychologie industrielle en France et ses réalisations actuelles). Le Travail Humain, 1949, 47-68.

1950

72- Le fonctionnement du système nerveux. Editions PUF, 1950, 80 pages.

73- L’emploi des méthodes psychométriques pour le contrôle des conditions psychologiques du travail dans les ateliers. Le Travail Humain, 1950, 75-84.

74- Etude expérimentale d’un test d’orthographe. Le test ‘BOR18’. Les Travail Humain, 1950, 236-253. Diffusion du test : Editions EAP, 1951.

75- Une nouvelle épreuve de précision des mouvements. Le test ‘sinusoïde’. Le Travail Humain, 1950, 270-273. Réalisation : EAP, 1951. (Ci-contre).

 76- Méthode rapide pour le calcul des corrélations moyennes. Le Travail Humain, 1950, 274-282.

77- Etude expérimentale d’un test de compréhension verbale abstraite. Le test ‘BV16’. Journal de Psychologie, 1950, 245-278. Diffusion du test : Editions EAP, 1951.

1951

78- Etude psychométrique sur le personnel d’un atelier d’outillage mécanique. Le Travail Humain, 1951, 66-75.

79 – Etude d’une épreuve de compréhension du vocabulaire. Le test ‘BV8’. Le Travail Humain, 1951, 77-89. Diffusion du test : Editions EAP, 1952.

80- Etude de la précision des mesures effectuées au pied à coulisse par des apprentis. Le Travail Humain, 1951, 118-121.

81- Recherches expérimentales sur la cotation des essais professionnels. (Avec L. Dumont). Le Travail Humain, 1951, 153-215.

82- Une nouvelle épreuve de précision de la coordination des mouvements. Le test la ‘grecque’ : ‘GQB’. Le Travail Humain, 1951, 254-257. Réalisation : EAP, 1952. (Ci-contre).

83- Etude expérimentale sur les épreuves d’atelier (Ajustage, niveau du Certificat d’Aptitude Professionnelle). Le travail Humain , 1951 261-275.

84- Un test de précision : Le test ‘ mexicain’ : ‘LMB’. Le Travail Humain, 1951, 321-325. Réalisation : EAP, 1951. (Ci-contre).

85- L’évolution de la psychologie industrielle en France et ses réalisations actuelles. L’Année Psychologique, Volume jubilaire en hommage à Henri Piéron, 1951, 485-505.

86– Evolution des liaisons entre les réussites dans les diverses matières scolaires. Journal de Psychologie, 1951, 438-471.

1952

87- Regard sur la Psychologie Appliquée. Le Travail Humain, 1952, 1-34.

88- Etude expérimentale sur les fluctuations d’échantillonnage du coefficient de corrélation ennéachorique de Coumétou. Le Travail Humain, 1952, 108-110.

89- Le test des ‘disques’ : ‘BOD’. Le Travail Humain, 1952, 219-228. . Réalisation : EAP, 1952. (Ci-contre).

90- Un exemple de difficultés soulevées par la question des critères professionnels. Le travail humain, 1952, 234-237.

91- Notes psychométriques des ouvriers proposant des améliorations dans l’organisation de leur travail. Le Travail Humain, 1952, 238-239.

92- Etude d’une batterie de tests de niveau de la seconde et de la troisième dans l’enseignement secondaire. Enfance, 1952, 21-32.

93- La préparation aux carrières de la psychologie appliquée. Bulletin du Groupe des étudiants de psychologie, v, n°3, 1952, 154-160.

1953

94- Etude de la fidélité des notes dans les examens du certificat d’aptitude professionnelle. Valeur comparée au pronostic établi à partir d’examens psychométriques. Le Travail Humain, 1953, 31-40.

95- Etude d’un nouveau test d’orthographe. Le test ‘BOR19’. Le travail Humain, 1953, 89-97. Diffusion du test : Editions EAP, 1953.

96- Les ‘diagrammes d’intercorrélation’ en analyse factorielle. Le Travail Humain, 1953, 103-136.

97- Le test ‘B101’. Le Travail Humain, 1953, 253-266. . Réalisation : EAP,
1953. (Ci-contre, passation du test par Denise Simonnet-Guyot).

98- Le test des réactions Complexes ‘RCB’. Le travail Humain, 1953, 267-273. Bulletin di Psicologia Applicata (en italien) 1955, 36-41. Réalisation : EAP, 1953. (Ci-contre, Robert Simonnet, à droite, examine un candidat,).

99- Etude des « aptitudes » scolaires dans l’enseignement secondaire au niveau de la seconde et de la troisième. Journal de Psychologie, 1953, 62-86.

 100- Le Service de Psychologie Appliquée. XXV anniversaire de l’Institut National d’Etude du Travail et d’Orientation Professionnelle. BINOP, n° spécial, 1953, 92-99.

101- Discours inaugural du XI Congrès International de Psychotechnique. Paris 1953. Bulletin de l’Association Internationale de psychotechnique, 1953, 26-11. Revista de psychologie General Applicada (En espagnol), 1954, 113-119.

1954

102- Examen des chauffeurs de camion au moyen du test des Réactions Complexes ‘RCB’. Le Travail Humain, 1954, 272-284.

 Photo : R. Bonnardel ; congrès de l’AIPA (Paris 1953) et présence de Denise Simonnet-Guyot

1955

103- Analyse factorielle d’une batterie de tests manipulatifs. Signification des facteurs en fonction du comportement au travail. Le Travail Humain, 1955, 1-16.

104- Le test ‘B20’. Le travail Humain, 1955, 124-129. Réalisation : EAP, 1953. (Ci-contre, passation du test par Denise Simonnet-Guyot).

105- Pratique de la technique des diagrammes d’intercorrélations pour l’analyse d’une matrice de corrélations admettant le patron du Bi-factor d’Holzinger. Le Travail Humain, 1955, 130-134.

106- Caractéristiques des graphiques des « vecteurs étendus » de Thurstone dans le cas du patron du Bi-factor d’Holzinger. Le Travail Humain, 1955, 135-141.

107- Etude des seuils d’audition en milieu industriel et leur nuisance des bruits de fonderie et de forge. Le Travail humain, 1955, 173-192.

108- Examen de sportifs professionnels au moyen d’une batterie de tests de réaction. Le Travail Humain, 1955, 230-237.

109- Nouvelle étude expérimentale sur les fluctuations d’échantillonnage du coefficient ennéachorique de Coumétou. Le Travail Humain, 1955, 322-328.

1956

110- La recherche en psychologie industrielle dans la grande entreprise. Symposium sur ‘l’organisation et l’application de la recherche’, XIIe Congrès International de Psychotechnique, de Londres, 1955. Bulletin de l’Association Internationale de Psychologie Appliquée. 1956, 65-68.

111- Réalisation en France dans le domaine de la psychologie industrielle. Revue Internationale du Travail, 1956, 632-654. Progress in Industrial psychology in France. International Labour Review, 1956, 572-591. La psicologia industrial en francia. Revista Internacional del trabajo, 1956, 649-671.

112- Travail humain et cinéma technique. Le travail Humain, 1956, 1-2.

113- Etude sur l’évolution des résultats des examens psychométriques au cours de l’adolescence (14 à 17 ans) et sur le degré des classements. Le Travail Humain, 1956, 222-229.

114- Etude du test de représentation spatiale ‘B22’. Le travail Humain, 1956, 278-286. Réalisation : EAP, 1956. (Ci-contre).

115- Les « diagrammes d’intercorrélations » dans le radex de Guttman. Le Travail Humain, 1956, 196-313.

116- Remarques sur l’orientation des étudiants en psychologie appliquée et sur leurs études. Bulletin du Groupe des étudiants de psychologie. X, n°2, du 12 décembre 1956.

1957

117- Analyse factorielle d’une batterie comportant des tests manipulatifs et des tests de réactions. Le Travail Humain, 1957, 313-322.

118- Nouvelle recherche sur un test différentiel de compréhension verbale abstraite : le test ‘BV16’. Le Travail Humain, 1957, 339-349.

119- La psychologie appliquée au travail. Evolution générale des conceptions. Encyclopédie Médico-chirurgicale in tome ‘Hygiène et Législation’, 1957.

120- Evolution de la psychologie et formation du psychologue. Colloque sur la formation théorique et professionnelle du psychologue du XVe Congrès international de psychologie, Bruxelles, 28 juillet – 3Août 1957.

121- Remarques sur l’étude de M Delys : « Une approche d’analyse de la fonction de sous-officier ». Symposium international de psychologie militaire, Bruxelles, 26-27 juillet 1957.

1958

122- La main et l’outil. Colloque international du Centre National de la Recherche Scientifique sur ‘les processus de l’hominisation’, 1958, 12 pages.

123- Comparaison d’examens psychométriques des jeunes ingénieurs et de cadres administratifs. Le Travail Humain, 1958, 249-253.

124- Sur la validité des techniques de diagnostic de la personnalité utilisées dans les examens de cadres. Le Travail Humain, 1958, 251-270.

1959

125- Le symposium sur la Docimologie. XIIe Congrès International de Psychologie Appliquée, Rome, 1958. Le Travail Humain, 1959, 1-4.

126- Caractéristiques psychométriques de groupes d’étudiants relevant de divers disciplines universitaires (Avec G . Doutrepont). Le Travail Humain, 1959, 41-48.

127- Liaisons entre résultats d’examens psychométriques et réussite dans le perfectionnement professionnel ouvrier. Le Travail Humain, 1959, 239-246.

1960

128- Problèmes psychosociologiques généraux conditionnant l’évaluation, le développement et l’utilisation rationnelle des ressources humaines dans les pays en voie de développement. Le Travail Humain, 1960, 13-28.

 129- Un exemple de l’influence d’une double sélection sur la valeur des coefficients de corrélation. Le Travail Humain, 1960, 361-362.

130- Liaisons entre examens psychologiques et résultats scolaires d’un groupe d’étudiant en psychologie appliquée. Journal de Psychologie, 1960, 431-444.

1961

131- Recherches sur la promotion des ouvriers dans la maîtrise. Le Travail Humain, 1961, 21-34.

132- Evolution des capacités d’une population de jeunes gens candidats à une l’école d’apprentissage industrielle. Le travail Humain, 1961, 243-248.

133- Diagnostic et pronostic en orientation scolaire et professionnelle. BINOP, 1961, 307-328.

134- Die Entwicklung der Industriepsychologie in Frankreich. Forfa-Briefe, Forschungs-Tntutut für Arbeitpsychologie und Personalwesen, Braunschweig und Düsseldorf, 1961, 211-222 et 1962, 13-23.

1962

135- Recherche sur le concours d’entrée aux grandes écoles. Cas d’un Ecole Nationale Supérieure de Chimie. Le Travail Humain, 1962, 29-48.

136- Recherche sur le recrutement à des cours d’étude du travail au moyen de techniques psychométriques. Le Travail Humain, 1962,   29-48.

137- L’adaptation du travail industriel à l’homme. Le Travail Humain, 1962, 193-195. Inter Productivité, n°58 de décembre 1962, 14-15.

1963

138- Les problèmes psychologiques dans les régions en cours d’industrialisation. Symposium du XIVe Congrès International de Psychologie Appliquée, Copenhague 1961. Le Travail Humain, 1963, 1-14.

139- Etude dans un examen d’entrée dans un Institut universitaire de Psychologie. Le Travail Humain, 1963, 297-302.

140- Intelligence, caractère et physionomie. Le Travail Humain, 1963, 313-324.

141- Note sur le coefficient de différentiation. Le Travail Humain , 1963, 325-344.

1964

142- Comparaison d’inventaires d’intérêts professionnels au niveau ‘étudiants’. Journal de Psychologie, 1964, 173-199.

143- Etude des relations entre les réussites dans les examens universitaires et dans divers tests. (Avec G. Doutrepont) ; Le Travail Humain, 1964, 63-75.

144- Comparaison des intérêts professionnels de divers groupes d’étudiants au moyen d’une adaptation française du questionnaire de Rotwell-Miller. (Avec M.S. Lavoëgie). Le Travail Humain, 1964, 259-272.

145- Recherche sur le degré de fidélité de l’évaluation de traits de comportement par observation de longue durée. Le Travail Humain, 1964, 337-342.

146- Modalité du comportement et réussite scolaire au niveau «’étudiant’. Le Travail Humain, 1964, 349-356.

1965

147- Recherches sur l’utilisation d’un inventaire d’intérêts professionnels pour l’orientation d’adolescents. (Avec G. Fichou). Le Travail Humain, 1965, 57-80.

148- L’évolution des capacités mentales en fonction de l’âge (17 à 40 ans). Etude portant sur des groupes d’ouvriers professionnels. Le Travail Humain, 1965, 91-106.

149- Recherche sur les possibilité »s d’amélioration du système de classements annuels dans une école d’enseignement supérieur. Le Travail Humain, 1965, 107-116.

150- Comparaison des capacités de groupes d’adultes de scolarités antérieures de même durée, mais d’orientations professionnelles différentes. Le Travail Humain, 1965, 311-316.

1966

151- Recherche sur les pôles autour desquels s’orientent les observations portées sur les traits de comportement. Le Travail Humain, 1966, 339-348.

152- Evolution des réactions perceptivo-motrices en fonction de l’âge (20 à 30 ans). Le Travail Humain, 1966, 133-242.

153- Préférences et attitudes de divers groupes de chercheurs relativement aux différents aspects et activités des travaux de recherche. (Avec M.S. Lavoëgie). Le Travail Humain, 1966, 199-224.

154- Questionnaires d’intérêts et prévision du succès dans les études supérieures. (Cas d’une Ecole Nationale Supérieure de Chimie) (Avec M.S. Lavoëgie). Le Travail Humain, 1966, 309-322.

1972

155- La Batterie Factorielle Standard : Cahier A et B. Editions EAP, Issy-les-Moulineaux, 1972.

1976

156- Documents sur la Batterie Factorielle Standard. Le Travail Humain, 1976.

1977

157- L’affectation du personnel et la promotion ouvrière dans l’entreprise par les techniques psychométriques. Revue Psychologie, et Psychométrie, Editions EAP. 1977.

158- Prévention et réduction des accidents (18 pages) ainsi que consignes, corrections, notation de la Batterie « SECURITE » (51 pages). (Avec R. Simonnet). Editions EAP, 1977

1985

A la batterie sécurité de Bonnardel, étudiée en 1954, comprenant trois tests d’intelligence concrète, (B101, BOD, B43), trois tests de coordination psychomotrice (OMB, SNB, B19DL) un test de réactions psychomotrices (RCB), s’ajouta à cette époque la batterie (IPSO) de tests des comportements de J. Brémond, validée sur les pilotes militaires, qui a fait l’objet de la publication suivante :

Elaboration et validation d’une batterie de tests de sélection des conducteurs routiers. (Avec Y. Blanvillain). Revue de Psychologie et Psychométrie, Editions EAP, 1993, numéro spécial, volume 14, n°3, 67 pages.

 

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Raymond BONNARDEL

Secrétaire Général de l’Association Internationale

de Psychologie Appliquée

AIPA

1951 – 1964

par C.B. Frisby

Extraits du document adressé par C.B.Frisby à Madame Denise GUYOT (archives EAP) 

…A Göteborg, pendant le 10e congrès de l’Association International de Psychotechnique, le professeur BONNARDEL fut élu Secrétaire Général en remplacement de Mme BAUMGARTEN-TRAMER démissionnaire. Il allait avoir à faire face aux nombreux problèmes qui se présentèrent et qu’il résolut rapidement. L’Association International de Psychotechnique  manquait d’argent, mais elle n’avait  pas de dettes. Les archives de LAHY avaient été perdues pendant la guerre. Les psychologues tant Anglais qu’Américains n’aimaient pas le mot « psychotechnique », qui, traduit littéralement en anglais signifie un niveau d’activité bien inférieur à celui de psychologues professionnels.  Il devenait donc urgent de définir les qualifications demandées pour devenir membre de l’Association International de Psychotechnique, qui était à cette époque la seule organisation internationale de psychologues. Il y avait un danger réel que les développements de la psychologie puissent attirer des personnes qui, tout en cherchant une qualification professionnelle, n’avaient qu’une formation minime en psychologie.

Tout en s’imposant cette tâche onéreuse, le professeur BONNARDEL y ajouta encore un fardeau, c’est-à-dire l’organisation du 11e congrès à Paris en 1953. Ceux qui ont accepté une telle charge sont peut-être seuls à même d’apprécier la somme de travail que cela représente : les détails minutieux, les problèmes à résoudre, les soucis financiers auxquels on doit faire face. Le congrès de Paris eut un succès fou, en attirant plus de 600 congressistes, venant de 29 pays. Il y eut 130 communications et, pour la première fois, un service de traduction. Tout cela  grâce aux efforts magnifiques du professeur BONNARDEL.

Dans son discours d’ouverture, le professeur BONNARDEL indiqua les difficultés créées par le mot « psychotechnique ». A l’Assemblée Générale de l’Association qui termina le Congrès, on décida de changer le titre de l’Association, qui devint « l’Association Internationale de Psychologie Appliquée » (AIPA) ce dernier terme remplaçant le terme de « Psychotechnique ». Au Congrès suivant de 1955,  le titre de « Association Internationale de Psychologie Appliquée » (AIPA), fut adopté…

 

…Le professeur BONNARDEL ne se vante jamais de sa propre contribution à la psychologie. Il est bien possible que la plupart des membres de l’AIPA n’aient jamais apprécié l’importance de ses contributions et leur rapport avec les fonctions de Secrétaire Général. Sa formation de base était très étendue. Il a étudié simultanément la biologie et la médecine. Il a gagné son doctorat ès sciences en 1934 et son doctorat en médecine en 1936. 

En 1937-1938, il a remplacé le professeur LAUGIER dans la chaire de Physiologie  du travail, d’Orientation et de Sélection professionnelles au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM).

Ayant des doutes sur la valeur scientifique des applications faites en physiologie et en psychologie du travail, il accepta avec empressement l’invitation de la Maison Peugeot, fabricant de voitures, de monter un service psychotechnique dans les usines de Sochaux.

Pendant vingt années, il a dirigé le service, et il a édité une série de rapports sur les questions de psychométrie et de sélection professionnelle, reconnus remarquables dans la littérature sur ce sujet. En effet, il a saisi l’occasion présentée par un groupe d’usines avec presque 50 000 employés et une grande variété de postes de travail, pour organiser un programme d’études scientifiques rigoureusement contrôlées.

En outre, il s’occupa d’enseignement : depuis 1939 il fut directeur du laboratoire de Psychologie Appliquée de l’Ecole des Hautes Etudes, et depuis 1943 il fut professeur à l’Institut de Psychologie de l’Université de Paris, En sus, depuis 1946, il fut directeur de la revue Le Travail Humain…

 

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En 1977, cinquantenaire des EAP

Hommage à Gaston GUYOT

Raymond Bonnardel

Au cinquantenaire des «  Etablissements d’Applications Psychotechniques » (EAP) qu’il me soit aussi permis de rappeler la mémoire de son fondateur Gaston GUYOT, car il y a également quelques cinquante ans je fis sa connaissance dans le premier laboratoire français qu’il avait conçu et réalisé à la demande de J.M. LAHY dans le cadre des « transports en commun de la région parisienne » ( devenus la R.A.T.P.).

Durant toute la période s’étendant entre les deux guerres sa personnalité d’une très grande intégrité m’a accordé toutes les ressources de sa créativité technique dans les diverses activités qui ont jalonné ma carrière : depuis la première mise au point des travaux pratiques de biométrie dont m’avait chargé LAUGIER dans le cadre de la chaire de physiologie du Travail du Conservatoire National des Arts et Métier (1932), premiers jalons de ce qui deviendra l’ergonomie ; en passant par la section de Biométrie humaine du Palais de la Découverte (1936) où Gaston GUYOT, à ma demande, réalisa et présenta toute une gamme d’appareils portant sur les diverses fonctions physiologiques et psychologiques, appareils automatiques mis ainsi à la disposition directe du grand public.

Sans oublier sa part dans la préparation d’une mission bio-psychométrique qui me fut confiée sur une population d’indiens aborigènes (Otomis du Mexique en 1937). Jusqu’à l’établissement d’un important laboratoire de psychométrie que je créais dans un grand centre industriel, les Usines Peugeot à Sochaux.

C’est dire l’étroitesse des relations qui nous menèrent à une constante collaboration et à une amitié fidèle et confiante au cours de longues années dont je garde un souvenir très présent.

 

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Raymond Bonnardel 

Collaboration avec les EAP

par Robert Simonnet

En 1980, Raymond Bonnardel (1901-1998), avec ses chiens, à la retraite dans sa maison de Chambon-sur-Cisse, Loir-et-Cher (41190), en compagnie de Denise (1914-2016) et Robert Simonnet-Guyot. (Photo personnelle d’archives : Simonnet-Guyot)

Il faut préciser qu’en plus des activités citées dans l’article précédant de C. B. Frisby, le professeur Bonnardel à remplacé, en 1958, J.M. Lahy (1872-1943), au sein du Conseil d’Administration des EAP, comme il était de coutume dans cette Entreprise de disposer d’un scientifique de la profession pour satisfaire à la déontologie.

Il fut continuellement intéressé par la gestion des EAP et la diffusion des tests à travers le monde. A la retraite, il tenait à ce que nous nous déplacions deux à trois fois par an pour déjeuner ensemble et faire le point sur la situation de la Société.

Toujours intellectuellement intéressé par les sujets scientifiques, il lisait beaucoup et recevait de nombreuses revues. Les sujets de conversations étaient sans limite et il lui tenait à cœur de savoir que les EAP vérifiaient systématiquement et statistiquement toutes les modifications des tests résultant du progrès des technologies

Ayant contrôlé la fabrication de chacun de ses tests depuis l’origine de ceux-ci, il avait une grande connaissance de la qualité des productions des EAP et n’était pas sans une certaine admiration sur le fonctionnement de celle-ci, menée par une femme, Denise Simonnet-Guyot, qui, au décès de son père, avait su et réussi à en reprendre les rênes. Elle racontait que lors des réunions de travail à l’INETOP, le professeur Bonnardel n’hésitait pas à lui demander des conseils pour certaines des réalisations qu’il devait exécuter. Il faut bien dire, qu’à cette époque, avoir la chance de connaître une femme, chef d’entreprise, qui avait une notoriété mondiale dans sa spécialité, était tout à fait exceptionnel..

Sa formation, docteur ès Sciences, docteur en médecine, psychologue, psychotechnicien, peut, à elle seule, résumer son comportement, et laisser entrevoir que de celui-ci ‘scientifique’ pouvait être le corollaire, de l’exposé de C.B. Frisby, mais d’où découleraient d’autres comportements significatifs qu’il faut clarifier.

Si la psychologie explicite est un corps de connaissances comme par exemple les mathématiques ou une autre science, on ne devient un psychologue qu’en assimilant en psychologie ou en mathématique la forme et le fond, les méthodes et le contenu. Mais si étudier les mathématiques ne donnera jamais l’esprit mathématique à celui qui en est dépourvu, c’est-à-dire comprendre d’emblée les choses mathématiques par une capacité naturelle de percevoir et comprendre des indices infimes sans passer par le raisonnement (l’intuition), il en sera de même pour devenir psychologue où il faut posséder une certaine finesse nécessaire pour sentir les situations.

Bonnardel, psychologue au sens de cette rigueur, utilisa lors de ses recherches la méthode expérimentale. Celle-ci impliquant l’emploi systématique de l’expérience scientifique, sa triple formation lui permettait la mise en jeu de tout un arsenal de techniques liées à la réalisation de l’expérience, de son enregistrement et d’en quantifier les résultats afin de les traiter.

Il est intéressant de noter que toutes les méthodes expérimentales des sciences physiques emploient systématiquement les expériences comme moyen de progression scientifique, c’est à dire de progression dans la connaissance. Expérimenter pour connaitre, connaitre pour comprendre, comprendre pour savoir, savoir pour réfléchir.

La psychologie, comme les autres sciences, n’est pas qu’un ensemble de connaissances, elle participe à l’action et comme, par exemple, à côté de l’ensemble des connaissances en mathématiques théoriques, se trouve les mathématiques appliquées, il en est de même pour la psychologie.

Lors de ses recherches Bonnardel utilisa plus particulièrement la psychologie différentielle qui étudie la façon dont la loi établie en psychologie générale et valable pour toute l’espèce (ex : lois de fonctionnement de l’esprit humain) se différencie au niveau de certains grands facteurs (ex : le sexe) et au niveau des individus (utilisation des statistiques).

Utilisant les subtilités de ses connaissances en psychologie, auxquelles venaient s’ajouter les rigueurs de ses connaissances en physique, tout en tenant compte de la complexité de l’être humain par ses connaissances en médecine, Bonnardel, doté d’une imagination créatrice dans le domaine de la psychométrie (tests) et d’une compréhension innovatrice (invention) dans le domaine conceptuel, crée la « Batterie Factorielle Standard ». En outre, il disposait d’une aptitude peu commune, celle de pouvoir lire les chiffres d’un bilan psychométrique, comme un juriste lit les textes du compte-rendu d’un jugement pénal.

A la sortie de la guerre 1939-1945, il est sollicité par les Usines Peugeot à Sochaux pour créer un laboratoire de psychotechnique, qui va lui servir de laboratoire d’expérimentation. Les populations d’étude de cette usine varient entre plusieurs centaines et plusieurs milliers de personnes, c’est donc une tâche longue et enrichissante qui l’attend.

Mathématicien de formation il connait toutes les réalisations des psychologues internationaux et possède toutes les connaissances et compétences pour appliquer leurs nouvelles méthodes statistiques.

Se référant à ce qui constituait à l’époque un important progrès théorique, « la méthode essayiste », il s’inspire d’abord de la « méthode bifactorielle » de Spearman qui avait démontré que si dans une matrice de corrélations, toute les différences tétrades (groupes d’une matrice de corrélation) sont nulles, la matrice peut être entièrement expliquée par l’existence d’un facteur général commun à tous les tests et de facteurs spécifiques liés à chaque test. Puis il compare cette « méthode bifactorielle » de Spearman à la « méthode trifactorielle » de Holzinger qui prétendait que la matrice pouvait être expliquée par trois niveaux de facteurs : un facteur général commun à tous les tests et des facteurs spécifiques propres à chaque test. Il complète ses recherches en arrivant à une même conclusion avec la « méthode multifactorielle » de Thurstone, qui stipule que la matrice peut être interprétée à l’aide de plusieurs facteurs communs (V-N-S-P-Q), avec un facteur général (G).

Cette méthode avait soulevé beaucoup d’espoirs, mais il eut fallu engager une étude sur plusieurs milliers d’individus en leurs faisant passer tous les tests possibles, ce qui n’a jamais été fait et, de plus, une matrice des intercorrélations entre les exigences d’un travail et les facteurs n’ont jamais existés. Si un facteur doit, pour être valide, mesurer ce qu’il est censé mesurer, il doit aussi être fidèle, homogène et sensible.

Cette conclusion n’ayant pas été satisfaisante en ce qui concernait le diagnostic qui doit être obtenu par la mesure d’un critère donné, pour pouvoir émettre un pronostic de réussite valide en rapport avec les exigences d’une activité précise, Bonnardel s’oriente alors vers la « tendance expérimentale structurale et l’analyse factorielle ».

Si la « tendance expérimentale essayiste » reste pratique puisqu’elle cherche à détecter les capacités en liaison avec un critère, la « tendance expérimentale structurale » qui cherche à évaluer des potentialités à partir des aptitudes est beaucoup plus pertinente. Alors que la « tendance essayiste » est basée sur l’étude des corrélations entre le test (ou batterie de tests) et le critère global (cotation professionnelle), la « tendance expérimentale structurale » est basée sur l’étude des intercorrélations entre les tests de la batterie afin de découvrir les « facteurs » (analyse factorielle) qui seraient responsables de ces intercorrélations. L’idée étant qu’avec ces facteurs, il était possible de créer des tests permettant de mesurer les potentialités d’un individu correspondant à une aptitude donnée.

Si la « méthode essayiste » constituait malgré tout un important progrès théorique, à charge contraignante qu’elle utilisait un vocabulaire imprécis (raisonnement, attention, intelligence), l’obtention de facteurs dénommés arbitrairement par une lettre (exemple G, V,) compliquaient la tâche du psychologue. Bonnardel constate que pour qu’un système théorique reste cohérent il fallait être capable de faire l’analyse du travail en termes d’exigences correspondant aux différents facteurs. Si ces analyses factorielles permettaient de faire progresser la connaissance sur un plan théorique, elles ne le permettaient pas sur un plan concret qui était celui du psychotechnicien.

La « tendance expérimentale structurale » a permis la recherche de tests répondant le plus fidèlement possible aux conditions d’une discipline scientifique : les épreuves sont spécifiques (esprit d’analyse) parfaitement stabilisées et impersonnelles dans leur correction et cotation (psychométrie), comme par exemple le test d’intelligence mécanique (BOD).

Avec la « tendance essayiste »  le choix d’un test est plus une simulation clairement discernable de ce qui est souhaité mesurer, comme par exemple le test du « tourneur (TOT) ». Ce qui est souhaité être mesuré est donc une donnée pratique, concrète, tombant sous le sens commun.

Avec la « tendance expérimentale structurale » la création d’un test débouche sur une épreuve construite théoriquement pour maximiser sa saturation dans un facteur découvert par l’analyse factorielle, comme par exemple, le test des « disques (BOD) » (intelligence mécanique) qui n’est plus représentatif de ce qui est discernable. Ce test remplacera le test « d’aptitudes mécaniques (WG) » de la « tendance essayiste », comme le test « oméga (OMB) remplacera le « tourneur (TOT) » parce que l’auteur privilégie l’idée (conceptualisation) par rapport à la réalité objective qui favorise tout individu exerçant le métier en question.

Pronostiquer une réussite en mettant en évidence une disposition naturelle (aptitudes ou capacité) à apprendre à faire quelque chose, ou à le faire d’une certaine façon, c’est le résultat obtenu par Bonnardel avec sa « Batterie Factorielle Standard » en examinant, chez les personnes   des potentialités avec des épreuves sans liaison évidente avec les exigences de la tâche à réaliser ou à apprendre.

Elle se compose de deux parties, la première est réservée au niveau ouvrier et employé, elle donne lieu à quatre notations, la seconde est réservée aux cadres, ingénieurs et collaborateurs, elle donne lieu à six notations.

Une batterie spécifique dite de « sécurité », concernant la prévention psychotechnique des accidents sera ultérieurement composée avec des tests de la première partie.

La « Batterie Factorielle Standard » de Bonnardel

En mettant au point cette ‘batterie de tests’ à partir de l’ensemble des recherches antérieures de l’auteur, il a été imposé de donner un instrument permettant d’évaluer le mieux possible les capacités accessibles aux épreuves psychométriques les plus importantes, tant pour l’orientation des jeunes que pour la promotion et l’emploi le plus rationnel des hommes. Les travaux dans les établissements scolaires et dans l’industrie permirent d’établir des techniques utilisables pour les niveaux les plus divers de l’illettré, de l’ouvrier étranger ignorant la langue française, aux ingénieurs et aux cadres, en passant par la maitrise, les techniciens, les employés de bureau. Il fut établi deux catégories d’examen dont tous les éléments sont rassemblés ci-dessous.

Examen A : (durée moyenne 2 h 30) : Tâches manuelles et techniques.

Cet examen est uniquement composé de tests de performances (Y et Z)

 IPO………….Intelligence pratiques au niveau ouvrier

D…………….Dextérité, rapidité manuelle.

P……………..Précision dans le maniement des mécanismes et soin dans le travail.

R……………..Vigilance, rapidité et exactitude de réactions

 Chacune de ces notes est établie à partir de plusieurs épreuves afin d’éliminer le plus possible, d’une part le facteur spécifique à chacune d’entre elles et, d’autre part, les fluctuations de l’examiné. La durée de chaque épreuve est réduite dans toute la mesure compatible avec l’obtention de résultats suffisamment stables.

NOTE I.P.O ; Intelligence pratique, établie sur le résultat de 6 tests de performance (durée moyenne : 35 minutes) ; tests : BOD, B31/32, B22, B43, B101.

    BOD         B31/32       B22          B43              B101                                                                                                                                       

DTB

 NOTE D : Dextérité, établie avec 4 tests de performance (Ecrous, Boulons, Tiges, Chevilles) (Durée moyenne : 5 minutes 30) : test : DTB.

NOTE P : Précision, établie avec 3 tests de performance (durée totale moyenne : 25 minutes) : test OMEGA (OMB), SINUSOIDE (SNB), DOUBLE LABYRINTHE (B19).

     OMB               SNB                B19

NOTE R : Vigilance et Réactions, établie avec 2 tests de performance (durée totale moyenne 1 heure) : DOUBLE LABYRINTHE (B19), REACTIONS COMPLEXES (RCB) puis (BRCX).

Cette dernière partie de l’examen A (NOTE R) peut être réservée aux postes comportant des risques ; surveillance d’opérations, conduite de véhicules, de ponts-roulants, d’engins de levage, appelé ‘POSTE DE SECURITE’.

      B19                    RCB                     BRCX

Toutes les NOTES sont obtenues au moyen de barèmes, à partir des résultats bruts dans les épreuves. Elles ont été standardisées sur une large population industrielle dans une échelle sur une moyenne égale à 10, chaque point de part et d’autre de cette moyenne correspondant à ¼ d’écart-type (tétronage).

Il est préconisé que tout candidat se présentant à l’embauche comme ouvrier, obtenant dans cet examen une NOTE IPO supérieure à 13 (note supérieure à 1 écart-type à la moyenne) et les autres notes étant supérieures à la moyenne 10, passe immédiatement l’examen B, afin d’établir, dès l’embauche, ses possibilités de perfectionnement et de promotion.

EXAMEN B : (Durée moyenne 4 h 30) : Niveaux ingénieurs et cadres

Ce deuxième examen (B) concerne tous les jeunes en cours d’orientation professionnelle ainsi que toutes les catégories de personnel, y compris les ingénieurs et les cadres. Il a été établi pour permettre d’estimer un très large éventail de capacités.

P.I…………..Potentiel intellectuel, correspondant à la notion des facteurs

     ‘g’ de SPEARMAN, et ‘G’ de THURSTONE, et ‘Raisonnement’ de Guilford

V…………….Connaissance de la langue française et compréhension verbale.

I.P.C……….Intelligence concrète (pratique) au niveau collaborateur

C.P.M…….Célérité perceptive et mentale groupant les facteurs

     ‘P’ de THURSTONE, et ‘P’ et ‘Q’ de la BGA (travaux routiniers de bureau)

CA…………Calcul, rapidité dans la résolution d’opérations arithmétiques et de problèmes OR………..Orthographe.

NOTE P.I. : potentiel intellectuel, établie au moyen de 3 tests différents comportant chacun des séries d’item de difficultés progressives (durée totale : 1 h 10) : tests B53, BV9, BLS4

L’expérience a montré que pour une meilleure estimation au moyen de tels tests de puissance – surtout pour les niveaux les plus élevés – il était préférable d’établir la note en ne considérant que les deux résultats les meilleurs (note A obtenue sur les barèmes de cotation), afin d’éviter dans certains cas l’influence sur la note P.I. d’une défaillance éventuelle du candidat à un moment donné dans un des tests de cette nature.

A noter aussi que la compréhension de test BLS4 peut être difficile pour les niveaux relativement faibles. Il est préférable de ne l’utiliser que pour les candidats d’un niveau supérieur.

NOTE V : compréhension verbale, établie au moyen de 3 tests différents (durée totale : 40’) : tests : BV8, BV50 (ou test parallèle BV51), BV16.

NOTE I.P.C. : intelligence concrète, établie avec 4 tests de performance (les seules dans cette catégorie (niveaux ‘collaborateur’) (durée totale moyenne : 30’) : tests : B22, B43, B101, B20.

NOTE C.P.M : Célérité mentale, établie au moyen de 5 tests différents. (Ce sont des tests où interviennent essentiellement à la fois la rapidité et la précision dans des tâches intellectuellement simples) (Durée totale : 19’) : tests BV4, BG3 (ou BG9), BG10, B2C, BCV.

Cinq tests sont utilisés pour cette note C.P.M. étant données les fluctuations parfois assez importantes des sujets dans de telles catégories d’épreuves. Ici on recherche un rendement moyen.

NOTE CA : Résolution de problèmes, établie avec 3 tests (Durée totale : 134) :

Tests : BAD15, BMU16, BPB17.

NOTE OR : Orthographe, établie avec 2 tests (Durée totale 25’) : Tests : BOR18, BOR19.

Toutes ces notes sont obtenues au moyen de barèmes à partir des résultats bruts dans les diverses épreuves.

Etant donné que, d’une part, en vue de leur utilisation pratique, ces notes doivent s’appliquer à des sujets très divers par leur formation et permettre de les comparer, et que, d’autre part, il est difficile d’admettre que les capacités de l’ensemble des sujets des divers groupes se répartissent de façon gaussienne, cela du seul fait de l’influence des écarts dus aux différences de scolarité de base dans ces divers groupes, la solution la plus simple est l’utilisation d’un étalonnage de notes allant de 1 à 20 en les répartissant de façon que l’écart quartile des différents groupes se rapproche le plus possible de 2 et les médianes des groupes extrêmes s’axant sur 13 pour le groupe d’ingénieurs et 4 pour un groupe important de candidats apprentis.

Cette solution s’est montrée particulièrement satisfaisante du point de vue pratique, en particulier pour l’utilisation compréhensive de telles notations par les enseignants et les directions du personnel dans les entreprises.

Les études concernant l’élaboration et la validation de cette ‘Batterie Factorielle Standard’ furent réalisées sur une population de plus de 100 000 personnes, de l’Entreprise d’automobile Peugeot de Sochaux.

Les caractéristiques individuelles.

L’individu est caractérisé par trois sous-systèmes : la sphère cognitive, la sphère affective et la sphère conative ou évaluative. Ces systèmes sont en interaction avec les fonctions précises les processus des activités de la personne.

La sphère cognitive est la seule étudiée par Bonnardel. Elle est liée au niveau des aptitudes de la personne dans les dimensions qui sont les plus importantes pour la réussite professionnelle dans les domaines cognitif et psychomoteur (profil factoriel d’aptitudes).

La sphère affective, en relation avec les troubles de la personnalité pouvant entrainer des difficultés d’adaptation à la formation ou à l’emploi, n’a pas été étudié par Bonnardel, elle le sera par la suite par un psychologue, Jacques Brémond de même formation que lui, médecin et mathématicien, qui s’est appuyé sur les études de Bonnardel pour donner à ses diagnostics et ses pronostics, dans cette sphère, la même validité statistique que celle de son maître à penser.

La sphère évaluative (ou conative) qui examine, la motivation, les intérêts, la volonté, est en relation avec des critères de satisfaction dans le travail, n’a pas été étudié par Bonnardel, elle le sera ultérieurement par F. Aubret (motivation à l’action et besoin de réussite) et plus particulièrement avec la typologie de Holland (R pratique, I scientifique, A artistique, S social, E entrepreneurial, C conventionnel), étudiée par Jean-Blaise D 

archives des EAP

                           Les Archives des Etablissements d’Applications Psychotechniques

Le 17 novembre 2016, les archives des EAP ont pris le chemin des Archives nationales du monde du travail à Roubaix. Ainsi se termine une histoire qui commence avec la création de cette entreprise en 1927 par J.-M. Lahy et G. Guyot, le père de Denise Guyot que nous avons eu la peine de perdre en ce début d’année. Mais, à cette origine évidente s’en greffe une autre,  celle des étapes et des formes de la construction de l’histoire de cette entreprise comme objet historique.

En 2002, dans le cadre des activités du Groupe de Recherches sur l’Evolution de l’Orientation, et plus précisément, lors de l’assemblée générale de l’association le 15 janvier j’ai demandé à Denise et son mari Robert Simonnet de voir comment faire une histoire des EAP. Cela donnera lieu à un exposé de Denise Guyot et Robert Simonnet le 7 juin 2004 intitulé : Histoire des Etablissements d’Applications Psychotechniques (1927-1960). Le psychologue et l’ingénieur ou l’histoire de la production et de l’utilisation des tests en France au début du vingtième siècle.

En juillet 2008, autre étape, D.Guyot et R.Simonnet publient Un siècle de psychométrie et de psychologie. Etablissement d’applications psychotechniques, aux Editions L’Harmattan. Dans ce livre, en préambule ils font état de ma demande et des difficultés d’une tâche qu’ils pouvaient seuls remplir.

Depuis le décès de Denise, une dernière étape était à parcourir et c’est Robert Simonnet qui a contacté les ANMT de Roubaix et répertorié et classé les archives dans un travail d’ampleur et de mémoire indispensable. Voir la photo jointe.

Les historiens de la psychologie auront donc dans quelque temps les moyens de consulter ces documents et de mieux comprendre notre époque.
Merci aux différents acteurs de cette aventure.

 Paris, le 20 novembre 2016                                                                     

Article rédigé par Pierre Roche GREO

au départ vers Roubaix
au départ vers Roubaix

Test du TRACAGE de LAHY J-M.

Historique du test du Traçage ou ‘Mouvements Coordonnés’

 Auteur : J.M. Lahy

Producteur : Ets d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion: 1925 – 1995 — Sigle : TR puis MCL –tu (Z)

Domaine psychologique évalué : Psychomoteur – stabilité du geste (catégorie B)

Descriptif

Le test des ‘mouvements cordonnés’ de Lahy, dénommé autrefois test du ‘traçage’, destiné à l’évaluation de la stabilité d’un geste, a subit tout au long des années des transformations notoires quant à sa présentation, sans jamais que soit altéré la validité des résultats obtenus.

Il faut comprendre que l’évaluation du tremblement des mains, et des différentes parties des membres supérieurs, était des plus complexes à concevoir. Il fallait que, lors d’un même mouvement des deux mains, leur coordination ne soit pas prise en compte.

tracage1Pour ce faire, en 1924, les premières recherches se portèrent sur un appareil où l’action du déplacement d’un pointeau dans une gorge, formant des courbes successives, comme le montre la photo ci-contre, devait fournir des résultats qui ne furent jamais satisfaisants.

 tracage2Quelques années plus tard, J.M. Lahy eu l’idée de modifier l’action des mains en leur faisant déplacer, non plus la gorge, mais le tracé, alors que le pointeau reste fixe, comme le présente la photo ci-contre.

Le test, dont les résultats furent, statistiquement satisfaisants, ne fut modifié qu’en 1960.

la Sinusoïde
la Sinusoïde

En 1944, R. Bonardel, reprenant les recherches sur la stabilité motrice lors d’un mouvement quelconque, mit en évidence que dans les mouvements fins l’action du tremblement des mains contrariait leur coordination, d’où la réalisation d’un test dont la position de deux ergots dans une gorge sinueuse, enregistrait chaque tremblement avec une grande précision. (photo ci-dessus – Test dénommé : ‘sinusoïde.

Ce test ne fut pas exploité
Ce test ne fut pas exploité

1924   (EAP)

Le test de la photo ci-contre, ne sera jamais diffusé, il résuma bien les difficultés qu’eurent les chercheurs à mettre au point, techniquement, l’appareil qui devait permettre de donner une évaluation du tremblement des mains lors de leurs déplacements dans de nombreux travaux manuels.Le mécanisme de cet ensemble ne pouvait donner de résultats fiables, son utilisation étant sujette à des variations inopinées.

tracage51927   (EAP)

Il est facile de comprendre comment l’auteur, Lahy a résolu le problème en concevant un test massif, lourd, ne laissant aucune chance au hasard de pouvoir modifier les résultats du candidat.

Ce test dénommé ‘traçage’, comprend un socle lourd, dont la surface est polie, ne laissant apparaitre aucune aspérité, une tablette montée sur quatre pieds sur laquelle est placé le tracé, et un col de signe avec le pointeau.

tracage61928   (EAP)

De conception identique, ce test du ‘traçage’ à subi, après quelques années, une petite amélioration quant à son encombrement. Le travail du sujet consiste à prendre la tablette avec ses deux mains, alors que le pointeau est placé, par l’opérateur, au début du circuit dessiné sur la tablette.

tracage71929   (EAP)

Le test est relié à un coffret sur lequel sont insérés deux compteurs qui enregistrent, l’un le nombre de fois que le pointeau situé sur le col de signe touche le bord du circuit (erreur), l’autre la durée cumulée de ces erreurs.

tracage81930   (EAP)

En situation d’examen, le candidat concentre son attention sur le tracé inséré sur la tablette et dirige mentalement l’action de ses mains de façon à ce qu’elles agissent ensemble. Chaque tremblement ne serait-ce que d’une des mains déplace la tablette et met le pointeau en contact avec la bordure du tracé. A ce moment, l’erreur est enregistrée ainsi que sa durée.

tracage91947   (EAP)

A la sortie de la deuxième guerre mondiale, d’importantes avancées technologiques modifient la présentation des tests. Dans ce cas précis, le test du ‘traçage’ est réduit pour ne laisser place qu’à un encombrement qui ne prend en compte que ce qui est utile à l’évaluation, cest-à-dire à l’obtention de la mesure. 

traçage101953   (EAP)

Dernière présentation de ce test avant une modification importante quelques années plus tard

tracage111954   (EAP)

Si la situation d’examen reste la même, l’appareil composant le test est d’une présentation qui reflète une époque ou l’esthétique a fait son apparition. L’ingénieur laisse libre court à son imagination et donne au réalisateur la possibilité de mettre en évidence ses capacités.

Depuis quelques années, la diffusion du test de la ‘sinusoïde’ de Bonnardel, beaucoup plus pratique, statistiquement plus performant, et moins chère, limitait la diffusion du test de ‘traçage’. Néanmoins certains psychologues, utilisateurs de ce test furent à l’origine d’une modification de présentation importante. A partir de cette date, le test du ‘traçage’ fut dénommé le test des ‘mouvements coordonnés’ de Lahy (MCL). Comme dans le test de ‘traçage’, dans le test des ‘mouvements coordonnées’ l’action des mains en en prise directe avec le déplacement du pointeau, d’où l’évaluation des tremblements.

Oméga
Oméga

1960   (EAP)

Le ‘pointeau’ ou ‘curseur’ est déplacé par le sujet suivant deux axes perpendiculaires le long d’une courbe gravée sur une plaque de verre, qui reprend le profil de test du ‘traçage’. Deux ‘leviers’ ou ‘manettes’ commandent directement, sans aucun intermédiaire.

L’action directe du geste sur le curseur laissera apparaître très nettement par la ‘trace’ inscrite sur une feuille de papier toutes les erreurs en direction et en amplitude des mains.

 

Article rédigé par Rober SIMONNET

Photographies du Laboratoire de recherches en psychologie de la STCRP