SINUSOIDE de R. BONNARDEL

Historique du test ‘Sinusoïde’

 Auteur : R. Bonnardel

Producteur : Ets d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion: 1947 – 2014 – Sigle SNB – tu (Z)

Domaine psychologique évalué : Psychomoteur – stabilité du geste (catégorie B)

Bibliographie

Travail Humain : 1950 – Une nouvelle épreuve de précision des mouvements des mains : R. Bonnardel

Travail Humain : 1957 – Analyse factorielle d’une batterie de test manipulatf. R. Bonnardel

Bulletin de Psychologie : 1971 – L’insertion professionnelle des débiles mentaux. PH. Husson – M. Verdalle

Travail Humain. 1970 – Essai de validation d’une batterie de sécurité. J.C. Wittersheim – J. Schlegel

PUF. La psychologie industrielle. Tiffin – McCormick

EAP : Prévention et réduction des accidents par les méthodes psychologique. R Bonnardel – R. Simonnet

Descriptif

C’est pour résoudre les problèmes d’affectation du personnel dans la plus grande entreprise d’automobiles que R. Bonnardel, face aux nombreux accidents du travail, par des techniques personnelles, mit progressivement au point les tests qui portent son nom.


sinusoïde1 1948   (EAP)

Le test comporte deux ergots métalliques cheminant dans une gorge sinueuse d’une plaque métallique. Les deux ergots sont fixés sur un disque de matière isolante. La tâche du sujet consiste à faire progresser les deux ergots d’un bout à l’autre de la gorge en déplaçant le disque à l’aide des deux mains. Cette épreuve est passée en position assise.

Il est recommandé au sujet de ‘prendre tout son temps’. Le temps de la passation, le nombre et la durée des erreurs sont enregistrés, mais dans certains cas seul la durée est prise en compte.

 

sinusoïde2

1971   (EAP)

Les résultats au test ‘sinusoïde’ donne une évaluation, statistiquement valide, quant aux tremblements des mains du sujet.

Dans cette épreuve de précision des mouvements manuels passée en temps libre, le sujet est confronté au conflit « rapidité-précision », il règle lui-même sa vitesse en disposant de l’information en retour que constitue sa réussite ou ses erreurs.

Si le test ‘sinusoïde’ n’a subit aucune modification de présentation dans le temps, il a fait l’objet d’une association avec le test ‘oméga’ afin de satisfaire à une facilité d’utilisation pour obtenir la NOTE P (précision).

La note P est établie à partir des notes partielles obtenues aux tests ‘sinusoïde’, ‘oméga’, ‘double labyrinthe’. Pour plus de facilités le test ‘sinusoïde’ a été incorporé au test ‘oméga’ avec les compteurs d’enregistrement des erreurs.

Article rédigé par Robert SIMONNET

DELACROIX Henri

Henri Delacroix (1873-1937)

DelacroixHenri Delacroix est une figure très peu connue de la psychologie française.

 

 

 

 

Il a occupé, à partir de 1919, l’une des premières chaires de Psychologie à la Faculté des lettres de la Sorbonne, dont il a été le Doyen de 1928 à sa mort, en 1937. À côté des versants cliniques et expérimentaux de la psychologie, son œuvre représente une ligne de recherche plus proche du projet des sciences de l’esprit. Tout en s’intéressant à la psychologie clinique et pathologique dans ses premières années d’enseignement (il fait des cours sur l’inconscient) et tout en respectant la recherche expérimentale (lui-même fonde un laboratoire à Montpellier en 1904), il ouvre la psychologie aux dimensions sociales et historiques de l’esprit. Il s’était d’abord intéressé à l’histoire de la philosophie et de la religion et lui avait consacré sa thèse Essai sur le mysticisme spéculatif en Allemagne au XIVe siècle (1900). C’est à partir de ce travail sur l’histoire du mysticisme chrétien et de ses aspects théoriques et institutionnels qu’il va entamer une analyse de l’expérience. Delacroix commence alors un parcours plus systématique dans le domaine « psychologique », comme le montrent ses Études d’Histoire et de Psychologie du Mysticisme (1908), Le Langage et la Pensée (1924/1930) ou sa Psychologie de l’Art. Essai sur l’activité artistique (1927).

36 cartons de notes et documents ont été déposées à une date non déterminée (mais avant 1974) à la bibliothèque Victor Cousin rattachée à la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Manuscrits de la bibliothèque Victor Cousin), où ils peuvent être consultés.

Ces archives, encore non inventoriées, contiennent notamment des notes de lecture et de préparation de cours ainsi que quelques lettres de différents expéditeurs (reçues entre 1899 et son retour à Paris, en 1909).

La bibliothèque Victor Cousin conserve aussi des lettres de Delacroix dans des archives inventoriées, notamment dans celles de Xavier Léon (40 lettres, cote MSVC 360-2 / Ff. 722-786). Dans celles de Maurice Pradines, à la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, se trouvent 1 lettre et 1 carte autographe d´H. Delacroix, cote MS 2175/F. 262-263).

Des lettres de Delacroix peuvent aussi être consultées dans les archives d’Henri Piéron, à la bibliothèque Piéron (74 lettres, 1912-1937, cf. fiche Piéron) ainsi que dans les archives d’Ignace Meyerson aux Archives Nationales (Site de Pierrefitte-sur-Seine ; 124 lettres mss, 1 faire-part, 7 mars 1918- 18 déc. 1938 ; I.M. : 11 lettres mss (brouillon), 1920 – 20 août 1934, cote 19920046/50, cf. fiche Meyerson) et dans le fonds Marcel Mauss au Collège de France (Fonds Marcel Mauss, Delacroix, Henri. 1899-1937. 34 lettres manuscrites + 1 carte postale. Cote MAS.3.11). L’inventaire de ce fonds est consultable uniquement en salle de lecture, au Collège de France.

Fiche réalisée par Noemì Pizarroso, UNED (Universidad Nacional de Educación a Distancia), Madrid

Test du TRACAGE de LAHY J-M.

Historique du test du Traçage ou ‘Mouvements Coordonnés’

 Auteur : J.M. Lahy

Producteur : Ets d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion: 1925 – 1995 — Sigle : TR puis MCL –tu (Z)

Domaine psychologique évalué : Psychomoteur – stabilité du geste (catégorie B)

Descriptif

Le test des ‘mouvements cordonnés’ de Lahy, dénommé autrefois test du ‘traçage’, destiné à l’évaluation de la stabilité d’un geste, a subit tout au long des années des transformations notoires quant à sa présentation, sans jamais que soit altéré la validité des résultats obtenus.

Il faut comprendre que l’évaluation du tremblement des mains, et des différentes parties des membres supérieurs, était des plus complexes à concevoir. Il fallait que, lors d’un même mouvement des deux mains, leur coordination ne soit pas prise en compte.

tracage1Pour ce faire, en 1924, les premières recherches se portèrent sur un appareil où l’action du déplacement d’un pointeau dans une gorge, formant des courbes successives, comme le montre la photo ci-contre, devait fournir des résultats qui ne furent jamais satisfaisants.

 tracage2Quelques années plus tard, J.M. Lahy eu l’idée de modifier l’action des mains en leur faisant déplacer, non plus la gorge, mais le tracé, alors que le pointeau reste fixe, comme le présente la photo ci-contre.

Le test, dont les résultats furent, statistiquement satisfaisants, ne fut modifié qu’en 1960.

la Sinusoïde
la Sinusoïde

En 1944, R. Bonardel, reprenant les recherches sur la stabilité motrice lors d’un mouvement quelconque, mit en évidence que dans les mouvements fins l’action du tremblement des mains contrariait leur coordination, d’où la réalisation d’un test dont la position de deux ergots dans une gorge sinueuse, enregistrait chaque tremblement avec une grande précision. (photo ci-dessus – Test dénommé : ‘sinusoïde.

Ce test ne fut pas exploité
Ce test ne fut pas exploité

1924   (EAP)

Le test de la photo ci-contre, ne sera jamais diffusé, il résuma bien les difficultés qu’eurent les chercheurs à mettre au point, techniquement, l’appareil qui devait permettre de donner une évaluation du tremblement des mains lors de leurs déplacements dans de nombreux travaux manuels.Le mécanisme de cet ensemble ne pouvait donner de résultats fiables, son utilisation étant sujette à des variations inopinées.

tracage51927   (EAP)

Il est facile de comprendre comment l’auteur, Lahy a résolu le problème en concevant un test massif, lourd, ne laissant aucune chance au hasard de pouvoir modifier les résultats du candidat.

Ce test dénommé ‘traçage’, comprend un socle lourd, dont la surface est polie, ne laissant apparaitre aucune aspérité, une tablette montée sur quatre pieds sur laquelle est placé le tracé, et un col de signe avec le pointeau.

tracage61928   (EAP)

De conception identique, ce test du ‘traçage’ à subi, après quelques années, une petite amélioration quant à son encombrement. Le travail du sujet consiste à prendre la tablette avec ses deux mains, alors que le pointeau est placé, par l’opérateur, au début du circuit dessiné sur la tablette.

tracage71929   (EAP)

Le test est relié à un coffret sur lequel sont insérés deux compteurs qui enregistrent, l’un le nombre de fois que le pointeau situé sur le col de signe touche le bord du circuit (erreur), l’autre la durée cumulée de ces erreurs.

tracage81930   (EAP)

En situation d’examen, le candidat concentre son attention sur le tracé inséré sur la tablette et dirige mentalement l’action de ses mains de façon à ce qu’elles agissent ensemble. Chaque tremblement ne serait-ce que d’une des mains déplace la tablette et met le pointeau en contact avec la bordure du tracé. A ce moment, l’erreur est enregistrée ainsi que sa durée.

tracage91947   (EAP)

A la sortie de la deuxième guerre mondiale, d’importantes avancées technologiques modifient la présentation des tests. Dans ce cas précis, le test du ‘traçage’ est réduit pour ne laisser place qu’à un encombrement qui ne prend en compte que ce qui est utile à l’évaluation, cest-à-dire à l’obtention de la mesure. 

traçage101953   (EAP)

Dernière présentation de ce test avant une modification importante quelques années plus tard

tracage111954   (EAP)

Si la situation d’examen reste la même, l’appareil composant le test est d’une présentation qui reflète une époque ou l’esthétique a fait son apparition. L’ingénieur laisse libre court à son imagination et donne au réalisateur la possibilité de mettre en évidence ses capacités.

Depuis quelques années, la diffusion du test de la ‘sinusoïde’ de Bonnardel, beaucoup plus pratique, statistiquement plus performant, et moins chère, limitait la diffusion du test de ‘traçage’. Néanmoins certains psychologues, utilisateurs de ce test furent à l’origine d’une modification de présentation importante. A partir de cette date, le test du ‘traçage’ fut dénommé le test des ‘mouvements coordonnés’ de Lahy (MCL). Comme dans le test de ‘traçage’, dans le test des ‘mouvements coordonnées’ l’action des mains en en prise directe avec le déplacement du pointeau, d’où l’évaluation des tremblements.

Oméga
Oméga

1960   (EAP)

Le ‘pointeau’ ou ‘curseur’ est déplacé par le sujet suivant deux axes perpendiculaires le long d’une courbe gravée sur une plaque de verre, qui reprend le profil de test du ‘traçage’. Deux ‘leviers’ ou ‘manettes’ commandent directement, sans aucun intermédiaire.

L’action directe du geste sur le curseur laissera apparaître très nettement par la ‘trace’ inscrite sur une feuille de papier toutes les erreurs en direction et en amplitude des mains.

 

Article rédigé par Rober SIMONNET