Test du TRACAGE de LAHY J-M.

Historique du test du Traçage ou ‘Mouvements Coordonnés’

 Auteur : J.M. Lahy

Producteur : Ets d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion: 1925 – 1995 — Sigle : TR puis MCL –tu (Z)

Domaine psychologique évalué : Psychomoteur – stabilité du geste (catégorie B)

Descriptif

Le test des ‘mouvements cordonnés’ de Lahy, dénommé autrefois test du ‘traçage’, destiné à l’évaluation de la stabilité d’un geste, a subit tout au long des années des transformations notoires quant à sa présentation, sans jamais que soit altéré la validité des résultats obtenus.

Il faut comprendre que l’évaluation du tremblement des mains, et des différentes parties des membres supérieurs, était des plus complexes à concevoir. Il fallait que, lors d’un même mouvement des deux mains, leur coordination ne soit pas prise en compte.

tracage1Pour ce faire, en 1924, les premières recherches se portèrent sur un appareil où l’action du déplacement d’un pointeau dans une gorge, formant des courbes successives, comme le montre la photo ci-contre, devait fournir des résultats qui ne furent jamais satisfaisants.

 tracage2Quelques années plus tard, J.M. Lahy eu l’idée de modifier l’action des mains en leur faisant déplacer, non plus la gorge, mais le tracé, alors que le pointeau reste fixe, comme le présente la photo ci-contre.

Le test, dont les résultats furent, statistiquement satisfaisants, ne fut modifié qu’en 1960.

la Sinusoïde
la Sinusoïde

En 1944, R. Bonardel, reprenant les recherches sur la stabilité motrice lors d’un mouvement quelconque, mit en évidence que dans les mouvements fins l’action du tremblement des mains contrariait leur coordination, d’où la réalisation d’un test dont la position de deux ergots dans une gorge sinueuse, enregistrait chaque tremblement avec une grande précision. (photo ci-dessus – Test dénommé : ‘sinusoïde.

Ce test ne fut pas exploité
Ce test ne fut pas exploité

1924   (EAP)

Le test de la photo ci-contre, ne sera jamais diffusé, il résuma bien les difficultés qu’eurent les chercheurs à mettre au point, techniquement, l’appareil qui devait permettre de donner une évaluation du tremblement des mains lors de leurs déplacements dans de nombreux travaux manuels.Le mécanisme de cet ensemble ne pouvait donner de résultats fiables, son utilisation étant sujette à des variations inopinées.

tracage51927   (EAP)

Il est facile de comprendre comment l’auteur, Lahy a résolu le problème en concevant un test massif, lourd, ne laissant aucune chance au hasard de pouvoir modifier les résultats du candidat.

Ce test dénommé ‘traçage’, comprend un socle lourd, dont la surface est polie, ne laissant apparaitre aucune aspérité, une tablette montée sur quatre pieds sur laquelle est placé le tracé, et un col de signe avec le pointeau.

tracage61928   (EAP)

De conception identique, ce test du ‘traçage’ à subi, après quelques années, une petite amélioration quant à son encombrement. Le travail du sujet consiste à prendre la tablette avec ses deux mains, alors que le pointeau est placé, par l’opérateur, au début du circuit dessiné sur la tablette.

tracage71929   (EAP)

Le test est relié à un coffret sur lequel sont insérés deux compteurs qui enregistrent, l’un le nombre de fois que le pointeau situé sur le col de signe touche le bord du circuit (erreur), l’autre la durée cumulée de ces erreurs.

tracage81930   (EAP)

En situation d’examen, le candidat concentre son attention sur le tracé inséré sur la tablette et dirige mentalement l’action de ses mains de façon à ce qu’elles agissent ensemble. Chaque tremblement ne serait-ce que d’une des mains déplace la tablette et met le pointeau en contact avec la bordure du tracé. A ce moment, l’erreur est enregistrée ainsi que sa durée.

tracage91947   (EAP)

A la sortie de la deuxième guerre mondiale, d’importantes avancées technologiques modifient la présentation des tests. Dans ce cas précis, le test du ‘traçage’ est réduit pour ne laisser place qu’à un encombrement qui ne prend en compte que ce qui est utile à l’évaluation, cest-à-dire à l’obtention de la mesure. 

traçage101953   (EAP)

Dernière présentation de ce test avant une modification importante quelques années plus tard

tracage111954   (EAP)

Si la situation d’examen reste la même, l’appareil composant le test est d’une présentation qui reflète une époque ou l’esthétique a fait son apparition. L’ingénieur laisse libre court à son imagination et donne au réalisateur la possibilité de mettre en évidence ses capacités.

Depuis quelques années, la diffusion du test de la ‘sinusoïde’ de Bonnardel, beaucoup plus pratique, statistiquement plus performant, et moins chère, limitait la diffusion du test de ‘traçage’. Néanmoins certains psychologues, utilisateurs de ce test furent à l’origine d’une modification de présentation importante. A partir de cette date, le test du ‘traçage’ fut dénommé le test des ‘mouvements coordonnés’ de Lahy (MCL). Comme dans le test de ‘traçage’, dans le test des ‘mouvements coordonnées’ l’action des mains en en prise directe avec le déplacement du pointeau, d’où l’évaluation des tremblements.

Oméga
Oméga

1960   (EAP)

Le ‘pointeau’ ou ‘curseur’ est déplacé par le sujet suivant deux axes perpendiculaires le long d’une courbe gravée sur une plaque de verre, qui reprend le profil de test du ‘traçage’. Deux ‘leviers’ ou ‘manettes’ commandent directement, sans aucun intermédiaire.

L’action directe du geste sur le curseur laissera apparaître très nettement par la ‘trace’ inscrite sur une feuille de papier toutes les erreurs en direction et en amplitude des mains.

 

Article rédigé par Rober SIMONNET

Photographies du Laboratoire de recherches en psychologie de la STCRP

Tourneur tridimensionnel de GOGUELIN

Le test ‘Tourneur Tridimensionnel’

Auteur : P. Goguelin
Producteur : Etablissements d’Applications Psychotechniques (EAP)
Création et diffusion : 1954 – 1995 – Sigle : TDG – tu (Z)
Domaine psychologique évalué : Psychomoteur – Dissociation/coordination (catégorie A)

Bibliographie
Le Travail Humain : 1950 – Recherches sur la sélection des conducteurs de véhicules. P. Goguelin
Le Travail Humain : 1951- Etude du poste d’électricien et s élection pour ce poste. P. Goguelin
Le Travail Humain : 1952-Nouvelles recherches sur la sélection des conducteurs. P. Goguelin
Le Travail Humain : 1953- Pré-étude sur la sélection des pontiers-grutiers. P. Goguelin
PUF- 1967- La psychologie industrielle – Tiffin et McCormick
L’Harmattan – 2008 – Un siècle de psychologie et de psychotechnique, page 131

Descriptif
Le test ‘Tourneur Tridimensionnel’ (TDG) a été conçu par l’auteur pour la sélection des pontiers et des grutiers.
Le métier de pontier nécessite, d’une part, le guidage d’une pièce d’un point à un autre au moyen de trois manœuvres (translation, direction, levée), donc une coordination de mouvements dans trois plans et, d’autre part, une vision en profondeur très précise. C’est pour répondre à ces contraintes que le Tourneur Tridimensionnel à été conçu.
A partir de données rassemblées par certains auteurs on constate qu’un procédé de mesure composite tel que le TDG était plus efficace pour prédire la façon de conduire un engin que n’importe quelle mesure de fragments isolés d’un comportement.

Le TDG est un bon exemple de ces épreuves mimétiques permettant de contrôler des professionnels comme les pontiers et les grutiers. Le nombre et la durée des erreurs au test ont permis de retrouver la hiérarchie des postes auxquels les sujets ont accédés (GOGUELIN, 1953)
1954 (EAP)tourneur tridi1

Musée de Lille
Le test comprend un fil métallique sinueux, en l’air, tenu à chaque extrémité. Ce tracé se trouve à 0,80 mètre du sol et est placé derrière un pupitre portant trois manettes.
Un œilleton, dont le déplacement est commandé par ces manettes, est placé autour du fil.
Chaque manette permet, par un moteur, le déplacement de l’œilleton dans chacun des mouvements de translation, de direction, de levée.

Le sujet, placé debout devant le pupitre, doit faire parcourir le fil à l’œilleton.
Tout contact de l’œilleton avec le fil constitue une erreur dont le nombre et la durée sont enregistrés par des compteurs électriques.
L’épreuve est chronométrée.

Le test utilise l’électronique qui permet de réduire considérablement l’encombrement

.tourneur tridi2

1990 EAP

Fiche rédigée par R. Simonnet

Test DM de GUYOT Denise

Le test ‘ DM ‘ (dissociation et stabilité)  

Auteur : D. Guyot 

Producteur : Etablissements d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion : 1963 – 2000 – Sigle : DM  — tu (Z)

Domaine psychologique: Psychomoteur –  Dissociation/stabilité (catégorie B)

Bibliographie

PUF- 1967– La psychologie industrielle – Tiffin et McCormick

Editions Universitaires : 1976 –  Les tests mentaux – Jean Zurfluh

L’Harmattan – 2008 – Un siècle de psychologie et de psychotechnique,  page 160

Descriptif

Le test composite ‘DM’ de dissociation et stabilité des mouvements, est d’une conception originale, puisqu’il rassemble pour chacun des mouvements d’une part, la stabilité du geste (catégorie B) avec la main gauche (déplacements latéraux) et d’autre part, la dissociation/ coordination des mouvements (catégorie A)  avec la main droite (déplacements longitudinaux)..

Il est constitué par un chemin sinueux découpé dans une plaque métallique. Un ergot commandé par un système de levier et volant se déplace dans ce chemin. Le sujet debout, tient dans la main gauche le levier et dans la main droite le volant.

Utilisé dans le service de découpe et emboutissage sur des machines dangereuses d’une entreprise d’électromécanique, l’interruption de l’action du service psychotechnique, utilisant entre autres le test DM, s’était traduite par une hausse tragique du nombre d’accidents. Après le rétablissement de ce service, 3 fois moins d’accidents furent enregistrés et presque 5 fois moins de journées perdues.

1963      (EAP)

 DM1

            Musée du Lille

Dans ce test, le levier agit directement sur l’ergot (stabilité du geste/tremblements), alors que le volant agit sur l’ergot par l’intermédiaire d’un mécanisme (coordination/dissociation des mouvements). La consigne lors de l’examen précise de na pas se presser, de prendre son temps pour éviter les erreurs.

1979          (EAP)

DM2

A cette époque, le boitier bénéficie des améliorations techniques pour le rendre beaucoup moins lourd, et  le rendre plus transportable. Utilisé dans une batterie de tests pour des populations de conducteurs d’engins de travaux publics, les résultats statistiques ont montrés une corrélation de .83 entre la nombre d’erreurs (précision), de .69 entre le temps de passation (conscience professionnelle) et .78 entre la durée moyenne des erreurs (adaptabilité) et le critère de réussite  lié au nombre d’accidents

Fiche rédigée par Robert Simonnet

Test PPI – Poly-psycho-informatique de BONNARDEL et SIMONNET

Le test ‘ Poly-psycho-informatique’    PPI

Concepteur : R. Simonnet –  auteur des tests : R Bonnardel

Producteur : Etablissements d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion: 1989 – 2014 – sigle : PPI  — tu (Z)

Domaines psychologiques: Vigilance et  dissociation/coordination. (Catégorie A)

Bibliographie

Le Travail Humain : 1976 – Documents sur la Batterie Factorielle Standard – R Bonnardel

Editions EAP : 1974 – Prévention et réduction des accidents par les méthodes psychologiques.

Université de Rennes : 1962-Recrutement du personnel responsable de postes de sécurité-F. Voge

Le Travail Humain : 1970- Essai de validation d’une batterie de sécurité– Wittersheim-Schlegel

L’Harmattan – 2008 – Un siècle de psychologie et de psychotechnique,  page 306

Descriptif

Le test ‘Poly-psycho-informatique’, dit ‘PPI’ en abrégé, est une batterie de tests constituée de tous les tests de ‘réaction psychomotrice’ et de certains tests de ‘dissociation/coordination’ des mouvements.

ppi1

L’informatique se miniaturisant de plus en plus, il devenait possible des présenter certains tests sur un écran d’ordinateur. Les tests de réaction psychométrique ayant été validés lors de leur transformation sur l’appareil électronique ‘POLYREACTIOGRAPHE’ (PRG), il était facile de les transposer sur un écran d’ordinateur. Le ‘PPI’ rassemble donc tous les tests

de réaction psychomotrice, qui sont : ‘la mesure des temps de réaction’, ‘l’attention diffusée’, ‘l’attention concentrée et ‘les réactions complexes’.

Par contre, la transposition des tests de dissociation des mouvements sur un écran d’ordinateur était beaucoup plus complexe, il fallut choisir ceux qui subiraient cette adaptation. Le choix porta sur les tests les plus utilisés, ceux de la ‘NOTE P’, c’est-à-dire ‘l’oméga’ et le ‘double Labyrinthe’. Pour des raisons techniques la transposition du test ‘sinusoïde’ fut abandonnée suite à des redondances avec les résultats obtenus au test ’oméga’. En effet, les manettes qui conduisent l’image d’un ergot sur un écran avaient les mêmes singularités que se soit pour le test ‘oméga’ ou pour le test ‘sinusoïde’, c’est-à-dire que l’action des manettes sur l’image des ergots était cachée et indirecte  alors que pour la ‘sinusoïde’ elle aurait du être directe, ce qui est impossible sur un écran. La ‘Note P’ s’en trouva modifiée, n’utilisant plus que deux tests au lieu de trois. Par contre sa validité ne fut pas compromise du fait d’une évaluation des tremblements simultanément avec celle de la dissociation des mouvements par le test ‘oméga’ modifié pour l’informatique, qui permettait la prise en compte de ces deux particularités.

Fiche rédigée par Robert Simonnet

Test OMEGA de BONNARDEL

Historique du test  ‘OMEGA’   

Auteur : R. Bonnardel (1901 – 1988)

Producteur : Etablissements d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion : 1946 – 2014 – Sigle : OMB – tu (Z)

Domaine psychologique: Psychomoteur –  Dissociation/coordination (catégorie A)

Bibliographie

Le Travail Humain : 1947 – Une nouvelle épreuve de précision mécanique, le test Oméga- R Bonnardel

 Le Travail Humain : 1957-Analyse factorielle d’une batterie de tests manipulatifs et  de réactions

Le Travail Humain : 1955-Analyse factorielle de tests manipulatifs – R. Bonnardel

Bulletin de Psychologie-1972-1973- L’insertion professionnelle des débiles mentaux – Husson-Verdalle

Le Travail Humain : 1970- Essai de validation d’une batterie de sécurité– Wittersheim-Schlegel

PUF- 1967– La psychologie industrielle – Tiffin et McCormick

Editions Universitaires : 1976 –  Les tests mentaux – Jean Zurfluh

O.P. Suisse – Notes sur l’habileté manuelle – Dupont

L’Harmattan – 2008 – Un siècle de psychologie et de psychotechnique  page 84

Descriptif

Le test du ‘tourneur’, s’il remplissait toutes les caractéristiques liées à l’évaluation des exigences en rapport avec la réussite professionnelle, laissait, néanmoins, la possibilité à certains candidats de percevoir le mécanisme du test et d’être avantagés du fait de la pratique d’un métier proche de l’activité de tourneur.

C’est la  raison pour laquelle, deux décennies plus tard, R Bonnardel eu l’idée de dissimuler le mécanisme de test ‘oméga’ qu’il étudiait, pour le rendre plus compatible avec la réalité de l’époque où les tendances, comme dans la ‘mini pelle’ oùu le conducteur doit actionner, avec ses membres supérieurs et inférieurs, des manettes pour déplacer les éléments d’une machine dans 6 ou 7 directions différentes. Les exigences qui permettent au candidat d’accéder au ‘critère  de réussites professionnelle’ sont, avec le test ‘oméga’, largement pris en compte.

Si dans le test ‘oméga’, le mécanisme est caché ne laissant à aucun moment la possibilité d’en comprendre le fonctionnement, le déplacement de l’ergot, dans une gorge dont les rapports  de dimensions ont été établis définitivement expérimentalement, permet, en plus, une meilleure précision dans le contrôle du déplacement, difficilement obtenu avec des tests équipés d’un pointeau se déplaçant sur un tracé plan.

Sur un plan pratique, le test ‘oméga’ a été conçu pour une utilisation dans un minimum de temps. Lorsqu’un examen est terminé, le test est à nouveau prêt à être utilisé sans nécessiter de manœuvre préalable de remise au point de départ.

Le nombre et la durée des erreurs sont enregistrés par des compteurs. L’épreuve est exécutée en temps libre, le candidat règle donc lui-même la vitesse de son travail. La notation est basée sur la durée totale des erreurs.

1947   (EAP)   

 omega1

                Musée de Lille

Lors de la passation du test ‘oméga’, le candidat manœuvre 2 boutons moletés pour parcourir un tracé, en maintenant  un ergot au centre de la gorge sinueuse en forme d’oméga. Tout contact de l’ergot avec l’un des bords de la gorge constitue une erreur dont le nombre et la durée sont enregistrés par des compteurs. L’épreuve est chronométrée. Le temps de passation est de 3 minutes en moyenne.

1950   (EAP)   

 omega2

              Musée de Lille

Lors de la passation, la consigne d’exécution donné au sujet peut insister sur la ‘précision’, ou quelques fois sur la ‘rapidité’ (vitesse) ou  encore le placer face au conflit ‘rapidité-précision’ lui permettant d’utiliser une stratégie maximisant  ses résultats. Les études ont montré l’influence de modification des consignes. La contrainte ‘précision-rapidité’ fait baisser la précision chez tous, mais pas chez les candidats ayant subis des blessures lors d’accidents.

1974   (EAP)

omega3                      

Musée de Lille

Le test BOS (Bonnardel-Oméga-Sinusoïde) se compose de deux tests (Oméga et Sinusoïde) et des compteurs d’enregistrement des résultats. Cette batterie de 2 tests a été réalisée à la demande de nombreux psychologues qui, utilisant la NOTE P, de la Batterie Sécurité, souhaitaient réduire l’encombrement et les manipulations.

La NOTE P (Précision des mouvements) est établie à partir des notes partielles obtenues aux tests suivants : Oméga, Sinusoïde et Double Labyrinthe. Chacune des épreuves comporte un facteur spécifique distinct dont les saturations sont de l’ordre de .50 à .60.

Sinusoïde ; rythme libre action direct des mains sur le dispositif.

Oméga :rythme libre action indirecte : intervention d’un mécanisme.

Double Labyrinthe : rythme imposé action indirete par l’intervention d’un mécanisme.

Fiche rédigée par Robert SIMONNET

Test du Tourneur de LAHY

Historique du test du tourneur

Auteur : J.M. Lahy (1872 -1943)

Producteur : Editons d’Applications Psychotechniques (EAP)

Création et diffusion : 1925 – 2014 – Sigle TOT – tu (Z)

Domaine psychologique: Psychomoteur — Dissociation/coordination (catégorie A)

 

Bibliographie

Institut de Psychologie : 1927 – Le test du mouvement – J.M. Lahy

Le Travail Humain : 1936 – Le coefficient d’apprentissage d’un test – J.M. Lahy

PUF : La psychologie industrielle – Tiffin et McCormick

Editions Universitaires : 1976 – Les tests mentaux – Jean Zurfluh

 

Descriptif

C’est peut-être le plus bel exemple de la démarche qu’un psychologue ‘auteur de tests’ puisse exécuter que celle de la conception du test du tourneur.

En effet, l’auteur, en l’occurrence J.M. Lahy, s’inspire d’une réalité du monde du travail. Il analyse, puis dicerne chez le ‘tourneur-fraiseur’, l’un des métiers les plus répandu à l’époque, les exigences qui permettent, à la personne qui l’exerce, d’accéder au ‘critère de réussite professionnelle’

L’exigence principale est , dans ce cas, la possibilité qu’aura un individu de dissocier les mouvements de ses bras et de ses mains pour arriver ensuite à les coordonner dans un but bien déterminé ; celui de faire tourner, avec chaque main, des manettes dans des rotations différentes et quelquefois opposées, afin de placer l’outil au bon endroit pour réaliser une pièce bien particulière.

Cet exemple, prenant appui sur la réalité, débouchera par l’imagination de l’auteur sur un test qu’il fera réaliser par un ingénieur, G. Guyot, et donnera ainsi naissance au test dit du ‘tourneur’, mondialement connu.

L’exemple inverse, toujours possible, où la réalité est assombrie, pour ne pas dire estompée, ne pourra pas donner naissance à un test valide, puisqu’il ne répondra à aucun critère de réussite, et n’évaluera aucune des exigences humaines lui permettant réussir dans le métier ou la profession. Ce qui a été parfois le cas au cours des années passées

Outre l’aptitude relative au domaine psychomoteur (dissociation-coordination des mouvements), le test du ‘tourneur’ fait intervenir dans un large mesure des facteurs intellectuels liés à l’apprentissage des mouvements et un effort d’attention soutenue.

Lorsque le graphique du tracé du candidat est réalisé, il est possible de compléter l’analyse par l’étude des tremblements, des gestes brusques, de la régularité ou l’irrégularité des erreurs au cours de la passation.

1927   (EAP)tourneur1

Le test était composé, à cette époque, d’un système de pantographe pour permettre de laisser une trace représentative de la façon dont le sujet avait effectué le travail qui consistait à déplacer le pointeau en suivant une ligne sinueuse.

 1927   (EAP)tourneur2

On remarque sur ces deux photos très ancienne, que le sujet agit sur deux chariots qui se déplacent perpendiculairement par l’action de deux manivelles. Seule la visualisation des erreurs (tremblements, irrégularités) par une inscription graphique, permettait d’apprécier la qualité du travail effectué.

 1929   (EAP)tourneur3

Dernière étape avant une présentation du test qui deviendra permanente, le test du ‘tourneur’ est doté d’une plaque métallique sur laquelle est gravée un graphique dont les caractéristiques (forme, taille, largeur) resteront définitives.

 1931   (EAP)     

tourneur4                                     

Musée de Lille

A partir de cette date, la présentation du test sera celle des caractéristiques finales sur lesquelles on ne reviendra plus. Le pantographe est remplacé par un ‘col de cygne’ qui supporte le pointeau. La lecture des résultats sera différente puisqu’il sera relié à des compteurs enregistrant le nombre et la durée des erreurs. L’épreuve sera toujours chronométrée.

1931   (EAP)tourneur5

En situation d’examen, La passation du test consiste à demander au sujet de « faire glisser le pointeau sur une ligne sinueuse », incrustée dans la tablette,  « en actionnant les deux manivelles ». La durée de cette passation est prise en compte par l’examinateur (sur la photo : Gaston. Guyot) qui utilise un chronomètre. L’enregistrement graphique est toujours possible..

1948   (EAP)tourneur6

Pour satisfaire à une parfaite utilisation du test, celui-ci est placé sur une table à hauteur réglable en fonction de la taille du candidat.

On note le comportement du sujet pendant l’épreuve (nervosité, attention, déplacement des mains, lieux des erreurs). La physionomie de la ligne parcourue peut-être enregistrée en plaçant un papier sous la plaque.

1955    (EAP)tourneur7

On demande au sujet « de faire suivre au pointeau le tracé du dessin géométrique en actionnant les deux manivelles, sans toucher les bords de tracé et en allant le plus vite possible ». Le chronomètre permet une mesure de la rapidité à suivre le trajet imposé, la précision est évaluée par le nombre des erreurs, et l’adaptation à corriger ses fautes par la durée des erreurs.

1960   (EAP)tourneur8

Le test du ‘tourneur’ de la photo ci-contre n’a jamais été diffusée. Il s’agit d’une étude expérimentale demandé par un psychologue qui souhaitait disposer d’un appareil moins lourd et moins encombrant. Les études réalisées avec ce test mirent en évidence que les résultats obtenus étaient différents de ceux du test original. Ce qui prouvait ce que beaucoup de psychologues s’avaient déjà : toutes modifications importantes changent la nature du test.

1970   (EAP)     

 tourneur9                          

     Musée de Lille

A partir de cette date la présentation du test du ‘tourneur’ ne changea pratiquement plus, si ce n’est les manivelles qui suivirent les progrès techniques. Des corrélations avec des tests d’intelligence mettent en évidence que les mieux classés en ‘intelligence’ ont des résultats très bons ou très mauvais, pour des résultats moyen, il n’y a pas de corrélation, pour les moins bien classés, les résultats sont aussi moins biens classés

Fiche rédigée par Robert SIMONNET

WALLON Henri

wallon

Henri WALLON (1879-1962)

Après le décès d’Henri Wallon, ses héritiers ont chargé René Zazzo et Hélène Gratiot-Alphandéry de prendre en charge ses archives.

En accord avec la famille, ces derniers les ont déposées aux Archives Nationales.
Le fonds Henri Wallon comprend 31 cartons (360AP/1 à 360AP/31) et se trouve à Pierrefitte-sur Seine

Une brève notice biographique d’Henri Wallon, une description sommaire du contenu des cartons et quelques autres informations (conditions d’accès et d’utilisation, sources complémentaires)

Un inventaire détaillé du contenu de chaque carton est fourni dans l’article de Thérèse Charmasson, Stéphanie Méchine et Françoise Parot

Par ailleurs, la correspondance d’Henri Piéron conservée à la Bibliothèque Piéron contient 203 lettres adressées par Wallon à Piéron, entre 1912 et 1962, ainsi que 3 lettres de son épouse, Germaine Wallon (cf. fiche Henri Piéron).

Fiche rédigée par Régine PLAS